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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 17:54

 

Acte I, Scène 1: Vous venez de débarquer à Narita, c’est le mois de juillet, il est 10h du mat et dans le gaz vous tentez de remonter dans l’avion persuadé d’avoir débarqué en Amazonie : 95% d’humidité et en guise de chapeau de paille une chape de plomb de 35° à l’ombre qui s’abat sur votre joli petit ensemble de voyage Isabelle Marant, vous transformant instantanément en vieille serpillière engorgée de transpiration.. Yokoso ! Bienvenue au Japon, et oubliez vite les 2000 euros investis dans le botoxage de vos dessous de bras, ça transpire trop ici !

Visiter Tokyo en été n’est pas la meilleure des idées : il fait plus que moite, le métro Tokyoïte, contrairement à d’autres, ne désemplit pas, les moustiques sont légions, les insectes s’emparent de la ville et vue l’allure des engins vous hésitez entre la fuite et le malaise vagal tout en gardant à l’esprit que ces créatures du diable profiteront de votre KO pour faire des trucs totalement indignes à votre jolie robe blanche créateur !

Dans les boites japonaises il faut attendre que la direction vous autorise, vous les hommes, à venir sans veste et sans cravate. C’est très formel et en général en retard de 2 semaines sur la vague de chaleur. Tous les ans c’est pareil ! Les « kaisha-in » ne pensent plus qu’à une chose profiter du week-end pour aller à la plage… manque de bol tout Tokyo pense à la même chose, le moindre cm² de sable est trusté et oubliez la piscine municipale : c’est comme se baigner dans un bol de soupe miso !

Après 1 semaine de ce traitement même la douce mélodie des « semi » (cigales) n’arrive plus à vous faire oublier que vous êtes en train de crever de chaud ! Vos rêves, quand vous arrivez à dormir, sont habités par des pains de glace et des greffes de ventilo à la Cobra ; éveillez, vous désespérez de ne pas perdre un gramme alors que vous ne mangez plus rien, vous êtes hébétés. Tellement, hébétés qu’à la cinquième arrestation pour suspicion de vol de vélo, vous oubliez presque d’appeler vos collègues à la rescousse et êtes presque prêt à signer les papiers pour votre rapatriement*

Tokyo l’été, c’est pourri, surtout quand vous n’êtes pas assez riche pour vivre dans un « aparto » climatisé.

Bon j’arrête de vous faire flipper Tokyo l’été ce n’est pas que ça : tous les soirs de juillet aux bords de la Sumida il y a un feu d’artifice ; le 7 juillet Tokyo donne libre cours au romantisme en fêtant les deux amants célestes, Hiko-boshi (Altaïr) et Ori-hime (Vega), auxquels n’est accordé qu’une fois l’an de traverser la Voie Lactée pour passer la nuit ensemble et les simples mortels peuvent adresser leurs vœux au Ciel sur des banderoles de papiers multicolores et attachés à des branchettes de bambou, plantées verticalement. Le 20 juillet marque le début des vacances scolaires. En août la ville se vide et se rafraîchit, un peu comme pour le nouvel an, les tokyoïtes d’adoption rentrent chez eux pour fêter le O-bon, une semaine presque entière à célébrer le pays, les divinités shinto, la nature et la danse.

Le symbole de ce festival, la lanterne, est également présent à Tokyo : les rives de la ville s’illuminant, les lanternes voyageant aux grés des flots… La perfection de ces soirées rivaliseraient presque avec les hana mi du printemps si seulement les piqures de moustiques voulaient bien arrêter de gratter!

 Dernier conseil : oubliez aussi le mois de septembre, le mois des « taifu », la chaleur moite est toujours intense et en plus vous vous prendrez des seaux et des seaux d’eau sur la tête ! Non vraiment, revenez en Octobre, avec un peu de chance vous verrez la deuxième floraison des « sakura » et à 20°c vous pourrez bien plus en profiter.

 

*Félicitations, vous venez d’acquérir un vélo, made in Japan, deuxième main pour une bouchée de pain et c’était vraiment sympa de la part du vendeur de vous offrir des pinces et le casque, ils ont vraiment le sens du service... Première promenade, et première rencontre avec la maréchaussée japonaise :

-« Bonjour, papiers et papiers du véhicule s’il vous plait.»

- « Pardon ? Papiers du véhicule ? »

-« Oui je vous prie de bien vouloir me remettre votre titre de propriété du vélo.»

- « Mais le vendeur ne n’en a pas donné ! »

-« Vous avez volé ce vélo ! »

-« Mais non pas du tout !»

- « Le vol de vélo est un délit très grave, vous n’avez aucun respect pour le bien d’autrui, je vous emmène au poste.»

Bien évidemment, prouver sa bonne foi dans ces conditions est très difficile mais c’est une mésaventure apparemment assez courante pour les étrangers vivant à Tokyo. La police arrête des étrangers circulant à vélo car il y a 9 chance sur 10 pour qu’ils ne sachent pas que comme pour une voiture il faut « une carte grise » et ça peut aller très loin : un collègue alors étudiant étranger au Japon avait retapé un vélo déglingué laissé à l’abandon. N’ayant pas le fameux titre de propriété il a passé une nuit entière au poste de police et a failli être déchu de son visa étudiant et renvoyé chez lui. De là à dire que la police profite de l’ignorance des « gaijins » pour régler quelques comptes avec les occidentaux il n’y a qu’une roue de vélo !

 

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Published by Lulu - dans Made in Japan
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 12:01

http://img507.imageshack.us/img507/6010/shirtchikanwr7.jpg

On me signale dans l'oreillette qu'il manque un truc pour que notre petit et modeste guide de la Japan Expo soit complet : les gros pervers.

En effet, Lulu (qui signe de trop rares billets culture japonaise) a spoté l'année dernière un ptit malin qui s'est pris pour Onizuka à filmer sous les jupes des filles dans les escaliers qui mènent aux toilettes. Effectivement, on se pose tous un peu où c'est possible, là où il y a un peu d'espace et il n'y a dans ces conditions-là rien de choquant à voir des gars en bas pendant que tu montes.
Sauf que parfois, ils sont équipés...

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Published by Imagin'ères - dans Made in Japan
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 11:50

          La semaine dernière fut celle de la révélation. Imaginez : il existe des séries télé qui ne sont pas anglaises ou américaines. Pinaise, le choc. Je suis allergique à la fiction française, la fiction en espagnol me laisse froide à part le prenant Epitafios alors qu'on m'annonce comme ça sans ménagement qu'il existe des séries télés au Japon et en Corée, ça m'a tuée.
J'étais perplexe. Bien que j'apprécie le cinéma extrême-oriental et surtout sa réalisation, j'ai tendance à trouver à ses acteurs le même défaut qu'aux acteurs français : ça sur-joue tout de même méchamment là-dedans. Et puis l'été est arrivé, avec lui la disette de séries américaines. Oh, il y a des choses hein True Blood, Persons Unknown, The Closer, Hung pour ne citer que les trois qui me rendent accro mais par rapport à l'orgie pendant l'année scolaire, ça laisse des blancs. Alors il fallait combler. Et puis lectrice assidue de blogs séries télés qui en parlent de plus en plus, il a fallu que je me fasse cette idée : je manquais de curiosité, c'est limite vexant alors je me suis lancée.

Je commence petit.... très très petit, je préviens d'avance. Pour arriver dans une zone inconnue, j'ai préféré attaquer le gros morceau par des séries adaptées de manga que j'ai lu (mais pas en entier). Y a de la daube de compet', très clairement. Mais c'est de la daube rafraîchissante et à l'heure où la canicule menace à nouveau, ça fait du bien, c'est un bon début (ouais, ça fait un peu la meuf qui se justifie comme elle peut de lire de la bitlit, du shojo ET regarder des séries bouses mais j'assume).
Trois premières saisons de séries avalées en une semaine et un constat pour les trois : tout ceci de ne se prend pas très au sérieux et c'est tant mieux ! Je vais faire dans l'ordre croissant préférence.

3) Otomen.
Adaptée du shojo manga (manga pour les filles) édité
par Akata/Delcourt en France et ici sa fiche sur serieslive.
En deux mots, Asuka est un symbole de virilité pour son école mais il cache un lourd secret : il aime les trucs de filles comme le rose, les bonbons et les peluches qu'il fabrique lui-même avec ses petits doigts musclés. La tehon quoi. Évidemment, il tombe amoureux de la jolie Ryô, garçon manqué.
C'est une petite comédie fleur bleue, intégrant poncifs du genre qui donne parfois envie de se suicider tellement c'est niais. Mais il y a des purs moments de rigolades avec dans mon top ten de la barre de rire, la découverte dans le premier épisode que le père d'Asuka a toujours voulu être une femme et qu'il se tire avec un autre homme. La réaction de la mère qui nous fait un vieil arrêt cardiaque est d'une connerie absolue.
http://img202.imageshack.us/img202/9650/vlcsnap113246.pnghttp://img138.imageshack.us/img138/5669/vlcsnap113343.png
Les tergiversations en monologue intérieur d'Asuka constituent de bons moments de rigolade quand il se bat à l'intérieur de lui-même pour ne pas faire un bon gâteau.

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Le ressort comique récurrent étant les situations débiles et les quiproquo que génère l'ambivalence d'Asuka.
Honnêtement, ce n'est pas terrible mais ça constitue un bon fond sonore.

2) Hana Yori Dango
Adaptée du shojo fleuve édité par Glénat en France et par ici pour la fiche de Serieslive.
Autant Otomen, j'ai lu trois volumes un soir de désoeuvrement et j'ai abandonné ensuite, autant Hana Yori Dango, j'avais perservéré sur presque vingt volumes (sur 37 parus). Ouais, j'suis tarte et quiche, j'aime bien les shojos, on va pas y passer deux heures merci ! Quand j'ai vu cette adaptation dans la liste, je me suis jetée dessus. Il paraît qu'il existe une version coréenne aussi mais mon masochisme a ses limites.
En deux mots : l'héroïne Tsukushi (ça veut dire la mauvaise herbe) est une pouilleuse suivant les critères du lycée qu'elle fréquente, réservé à l'élite de la nation, blindé de gosses d'ultra riches prétentieux et très très cons.
http://img208.imageshack.us/img208/5243/vlcsnap182019.png
Le lycée est dirigé d'une main de fer par un groupe de 4 gossbo qui génèrent des gloussements de dindes sur leur passage, le F4.
http://img29.imageshack.us/img29/5194/vlcsnap184466.pngSon chef est un neuneu fini, un peu hargneux et très prétentieux, suivi de près par le gentil riche un peu Edward Cullen sur les bords. Tsutsu (c'est le ptit nom que je lui donne) se met à dos le F4 en s'élevant contre l'injustice tout ça tout ça. Elle kiffe grave Edward Cullen mais c'est Tsukasa, le chef neuneu, qui va tomber amoureux d'elle et tenter de la conquérir à sa façon euh... personnelle constituée d'insultes régulières et des cadeaux complètement disproportionnés (mention spéciale au téléphone en or avec la sonnerie de la marche de Vader). Il faut voir toutes leurs tenues pour le croire, opération blingbling à tous les étages, le roi Heenok réclame sa camelote les gars, faut rendre au monsieur les chaussures blanches.

Triangle amoureux, Ijime (harcèlement moral effectué sur des étudiants par des étudiants), répartition des richesses au Japon, ascension sociale, problème du chômage et la misère, Hana Yori Dango c'est à la fois très idiot et très sérieux. Mais surtout idiot, ne nous y trompons pas.

Et ben ça passe tout seul comme série et je me surprends à chercher la deuxième saison un peu frénétiquement. La grande force du truc c'est le casting. La petite Inoue Mao est parfaite dans son rôle de jeune fille courageuse, souriante et colérique ; Matsumoto Jun (apparemment, c'est une star, évidemment je ne le connais pas) et très marrant dans son rôle de crétin au grand coeur bien caché sous ses pompes ridicules et coûteuses. La famille de Tsutsu est très touchante dans son genre, tous unis derrière leur petite fille pour laquelle ils sacrifient tout, y compris la bouffe au quotidien.
http://img197.imageshack.us/img197/8381/vlcsnap181474.pngJe me suis même surprise à hurler à l'écran "mais vazy pauvre idiote, tu vois bien qu'il t'aime ce grand couillon" ce qui est signe que je suis atteinte de trufferie aigue.

1) Liar Game
Une nouvelle série (12 tomes au Japon) éditée par Tonkam à la fin de la semaine. La fiche serieslive, c'est par ici.
On est pas du tout dans le même genre que les deux précédentes. Ici, c'est le suspens qui prime, a priori (je dis a priori parce que j'en suis qu'au 7), il n'y a pas de romance du tout là-dedans. Je n'ai pas lu le manga mais à vu de nez, ça sent bon l'oeuvre ultra bavarde à la Death Note où chaque face-à-face est dépecé pendant soixante-dix pages.
http://img580.imageshack.us/img580/5094/vlcsnap139564.pngEn deux mots : Nao, elle est grave concon. Mais alors bien comme il faut et pas que sur les bords. Elle est brave quoi, trop honnête pour son propre bien comme ils disent dans la série. A côté de Nao, Sookie c'est Thatcher, c'est pour vous dire.
http://img42.imageshack.us/img42/2660/vlcsnap139725.pnghttp://img268.imageshack.us/img268/2184/vlcsnap139885.png...
...

...


Un jour, elle se retrouve entraînée dans le Liar Game. Le but du jeu : conserver 100 millions de yens pendant 30 jours, face à un adversaire qui possède la même somme. Si tu arrives à gagner les 100 millions de ton adversaire, tu les gardes mais tu rends tes propres 100 millions au Secrétariat du Liar Game. Si ton adversaire te vole tes 100 millions, tu dois alors les rembourser au Secrétariat et peu importe comment. En gros, à la fin, soit tu gagnes 100 millions, soit tu dois 100 millions. En somme, c'est mieux de gagner.

Évidemment, Nao qui est un trop con comme on l'a déjà dit, perd d'entrée de jeu ses 100 millions au profit d'un de ses vieux prof qui la connaît trop bien pour ne pas en profiter. Désespérée, elle fait alors appel à Akiyama, brillant esprit et escroc. Commence alors la partie d'échec pour récupérer les 200 millions, à base de psychologie, de mathématiques et de coups foireux. Ça réfléchit sévèrement dans Liar Game. Il vaut mieux être attentif à l'énoncé des règles plus compliquées qu'une épreuve de Survivor. Heureusement, à la réalisation ça assure : ils ont prévus des petits encarts animés pour expliquer les mouvements de uns et des autres. On est très vite pris dans le jeu de dupes, on se surprend à faire pause pour effectuer des calculs ou réfléchir à la situation avant sa résolution. C'est épatant.

En revanche, il ne faut pas être allergique à un tas de choses. Liar Game, c'est une série fascinante que tu n'as pas envie de lâcher une seule seconde malgré ET à cause :
- des personnages avec des têtes pas possibles.
http://img35.imageshack.us/img35/9035/vlcsnap141549.pnghttp://img514.imageshack.us/img514/8307/vlcsnap142679.pnghttp://img51.imageshack.us/img51/3702/vlcsnap143055.pnghttp://img205.imageshack.us/img205/1903/vlcsnap143143.png

- Des filtres qui donnent des couleurs très bizarres et flashouilles.
http://img689.imageshack.us/img689/4215/vlcsnap149747.pnghttp://img291.imageshack.us/img291/8371/vlcsnap150702.pnghttp://img337.imageshack.us/img337/8712/vlcsnap151525.png

- De l'electro qui brûle les oreilles.


- Des héros à baffer de caricatures mais qui forment un bel équilibre au final. Comment il est trop trop maling Akiyama et comment elle est trop trop bête Nounouille !
http://img823.imageshack.us/img823/5931/vlcsnap149152.pnghttp://img8.imageshack.us/img8/3694/vlcsnap140831.png

Le tout donne un assemblage hétéroclite de comédie et de suspens haletant.

Très étrange Liar Game... comme un peu tout ce qui m'est tombé sous les yeux cette semaine. Par exemple, cette adaptation du manga qui sent bon la vinasse Les Gouttes de Dieu et qui reprend assez fidèlement son fonctionnement : ils boivent un coup et on voit littéralement ce qu'évoque le vin à l'écran.
En somme, il n'y a pas que des trucs marrants et qui détendent. Il y a aussi du lourd, du beau et du très sérieux où se mélangent la poésie et la passion, la détresse, la sociologie ou le thriller. Des trucs sublimes ou intrigants comme Mother, Dousoukai ou encore Bloody Monday pour les amateurs d'espionnage. Nous en parlerons sur ce blog peut-être plus tard.
Bref, tout ça pour dire qu'au final, c'est une chouette et trop tardive découverte. C'est comme partout, il y a du Saved by the Bell mais il y a aussi du Lost. Ce serait dommage de se priver sous prétexte qu'ils ne parlent pas anglais !
Pour finir, la Japan Expo vous permettra d'en savoir plus : un coup de projo sera fait sur quelques séries coréennes. Dans le tas, une ou deux me bottent bien, ce sera l'occasion !

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Published by Popo - dans Made in Japan
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 18:35

Comme chaque année, Imagin'ères délocalise une partie du magasin à la Japan Expo pour toute la durée du festival. Si vous avez un truc super important à demander à Rafi, c'est avant mardi, après hop, on le range tout scotché dans le camion avec les cartons et on ne le ressort que mardi matin.

Notre boutique rue Sainte-Ursule reste ouverte comme d'habitude, pas de souci, Anne veille efficacement !

Pour nous trouver dans l'immensité de la Japan Expo, voici un ptit plan (clic clic pour agrandir) avec nos pommes en gros et rouge histoire de ne pas nous louper ! C'est sur le stand AC23.
http://img707.imageshack.us/img707/1634/planin.jpg

En prime, pour les lecteurs du blog, nous avons concocté un bon de remise. Imprimez-le, il vous donnera droit à une remise de 10% sur vos achats hors promos habituelles lors des salons. Profitez-en !
http://img690.imageshack.us/img690/5033/bonjapanexpo01.jpg

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 07:00

http://tof.canardpc.com/view/841cf4a8-409b-4eab-99c5-461e4dbc228d.jpgJ-16 avant le grand événement interplanétaire pour les fans de manga : la Japan Expo 2010 ! On s'est dit qu'un ptit guide pour grand débutant pourrait toujours être utile alors voilà, le fruit du brainstorming lundimatinal. On a pas mis l'appareil photo mais c'est une réelle évidence. Il y a tellement de choses à voir et à faire, et l'ambiance est telle qu'on est vite déconnecté de la réalité. Les photos s'imposent ne serait-ce que pour se rappeler de ce qu'on a bien pu faire le jeudi matin quand arrive le dimanche !

A la Japan Expo, il faut prévoir plein de trucs.


1) Du cash.

De plus en plus de stands prennent la carte bleue mais il vaut mieux être prévoyant, surtout si on aime les stands des jeunes créateurs, ou les petits stands d'artisanat traditionnel, qui ne prennent généralement que les espèces et les chèques ! Si vous voulez être leurs héros, vous pouvez même prévoir plein de pièces ! Le plus chaud pour les exposants pendant le week-end, c'est trouver de la monnaie !
Prévoyez à l'avance et tirez les sous ailleurs dans Paris sur votre trajet. En effet, il y a un seul ATM dans le salon, mais il est pris d'assaut. Il faut compter parfois jusqu'à 1h de queue pour espérer retirer trois sous. Généralement, dès 16h, ils sont vides même si chaque année, ils sont un peu plus remplis !

http://tof.canardpc.com/view/07bc51f5-b6af-468d-8eda-3063f7b648e9.jpg2) De quoi respirer.
A la Japan Expo, il fait très très très très chaud. Pas genre chaud, 25°C avec une brise fraîche version cure thermale à la Bourboule,  non... plutôt genre chappe de plomb qui te tombe dessus dès que tu rentres : 1000000 visiteurs en même temps à 37°C , concentrés sous une grande structure de béton et de métal, ça fait suer. En revanche, comme tout le monde pue rapidement, pas de souci de ce côté-là. Personne ne sent personne, c'est toujours ça de pris.
Généralement, des éditeurs distribuent des éventails histoire d'éviter les évanouissements intempestifs et  se faire de la pub  grâce à vous mais mieux vaut prévenir que guérir, si vous en amenez un avant, ce sera mieux. Il fait parfois chaud dès le matin pendant la queue avant d'entrer. Ca peut étonner les provinciaux comme nous qui ont une mauvaise image du climat au-dessus de la Garonne (ah bon, y a des trucs au-dessus de la Garonne ? C'est toujours la France ?) mais sisi, à Paris, en juillet, il peut faire beau et chaud !

Si vous vous sentez un peu oppressés par la foule, la Japan n'est ptêtre pas le meilleur endroit pour vous. Si vous bravez malgré tout le danger, sachez que dans la partie Comic Con, il y a souvent (et malheureusement) un peu moins de monde. Ce sera alors un refuge intéressant pour les agoraphobes. Sans compter qu'il y a plein de choses à voir là-bas aussi, surtout si on aime les jeux vidéos, les Chevaliers du Zodiaque (il y a le stand Bandai Namco avec les vitrines de Myth Cloth, on espère que cette année aussi ils ramèneront la réplique de l'amure du Sagittaire, taille 1 !!) Star Wars (avec la présence de l'estimée 501ème) ou qu'on est rôliste. Rhaaaa, le petit stand d'objets fait main pour GR !
Vous pourrez aussi trouver un peu plus de calme à l'arrière de la petite prairie centrale. Un peu seulement ! Autrefois vide, cette partie du centre d'exposition se remplit un peu plus chaque année d'activités !

3) Du glouglou et du miam-miam
Deux mots : ça douille.
Sur place, c'est l'hallu totale. C'est cher et c'est rarement mangeable. Il y a quelques stands du côté des commerçants qui font des onigiri ou Ajinomoto qui fait des bonnes soupes et vend du lait bizarre mais pas dégueu mais le reste, c'est du sandwich pouark et cher ou du sandwich correct et cher. Y a des glaces aussi. Ca c'est bien par contre et ça reste à des tarifs correct (comprendre : ceux de la plage au coeur du mois d'août) mais bon, ce sont des magnums aussi, pas de la daube.
Les boissons sont aussi à des tarifs prohibitifs. La solution temporaire valable le jeudi matin est de trouver les distributeurs bien planqués dans le hall du parc des expos. A condition bien sûr que les exposants ne les aient pas pillées la veille lors de l'installation. Une seule solution vraiment sûre : prévoir un sac à dos avec de quoi manger (évitez les fromages forts ou le poisson cru, rapport au point 2) et surtout des grandes bouteilles d'eau. Beaucoup beaucoup beaucoup d'eau. Ou du soda ou un thermos de café. Mais quoi qu'il arrive : BUVEZ !!! BUVEZ !!! BUVEZ !!! La déshydratation, c'est pas beau à voir, comme en témoigne l'état des gars de Survivor avant qu'on leur file la carte pour un puit.
Attention : toute sortie est définitive. Pas question donc d'aller faire le plein dans la journée à la petite superette du coin. Si vous entrez, c'est pour la journée complète !

Sachez aussi que les toilettes sont réparties un peu partout dans le salon. En gros, si vous voyez un mur, vous le suivez et vous finirez pas tomber dessus. Encore une fois, n'hésitez pas à faire un saut du côté de celles de la Comic Con, moins bondées. Celles de la partie Japan Expo vous permettront en revanche de faire des belles photos d'ensemble (pas direct des toilettes hein, dans le couloir). Il y en a d'autres dans les couloirs aussi mais elles sont parfois fermées au public pendant les horaires d'ouverture (je n'ai jamais bien saisi à quel moment exactement mais bon, tu y vas naïvement et pouf, tu tombes sur des vigiles (fort gentils d'ailleurs, c'est étonnant vu la masse de gens brassés) ou des chaînes qui empêchent de passer.) alors que deux heures avant, il n'y avait pas de souci.)

4) Des talons aiguilles et des skis
Il faut évidemment venir dans une tenue confortable, en tout cas si l'on est pas cosplayeur. Si vous comptez faire un cosplay, c'est bien cool mais c'est mieux si vous prévoyez de quoi vous changer en cours de route. Souvent, les costumes sont dans des matières peu respirables. Toujours rapport au point 2, ce serait mieux que les secouristes ne soient pas obligés de vous réanimer parce que vous avez eu trop chaud dans votre costume de Mokona Noir. Mais vous faites comme vous voulez hein. Ne pas négliger les chaussures : vous serez souvent debout. Trèèèèèèèès souvent et trèèèèèèèès longtemps.

La Japan Expo, une fois qu'on a tout prévu, ça demande ensuite un minimum comme :

5) La patience
C'est le premier truc qu'on apprend à la Japan Expo. Pour rentrer d'abord : dès 7h, il y a la queue dehors. C'est une queue bon enfant, en tout cas les premières heures. Tout le monde est de bon poil, content d'être là. Beaucoup de cosplayeurs sont déjà en tenue, c'est l'occasion de faire des photos et de lier connaissance.
Une fois dedans en revanche, c'est plus chacun pour sa peau histoire de se précipiter aux stands qui organisent les dédicaces de vos auteurs favoris.
N'hésitez pas à consulter le planning officiel bien à l'avance histoire de vous organiser un minimum. Vous êtes nombreux à vouloir une signature et deux secondes de papote avec les stars. Sachez aussi que pour les stands éditeurs, pour les gros auteurs, les dédicaces sont accessibles par tirage au sort. L'accès à ce tirage est généralement conditionné par l'achat d'un ou deux volumes sur place, pas forcément de la série concernée d'ailleurs mais en tout cas, de l'éditeur organisant la séance.
Attention : le site de la Japan Expo ne vous présente que les dédicaces organisées par le salon. Vous trouverez les auteurs invités par des éditeurs sur leur site respectifs. Par exemple, Kana organise cette année une rencontre avec Nami Akimoto. A moins de caca dans les yeux ce qui n'est pas impossible, je n'en ai pas vu une seule trace sur le site de la JE 2010.

Autre chose : si vous souhaitez assister au cosplay sur scène, n'hésitez pas à aller chercher une place tôt. C'est l'attraction principale à ce moment-là, les bonnes places sont rares et l'endroit vite bondé ! Si vous comptez prendre des photos et que vous ne disposez pas d'un zoom capable de prendre une fourmi au sol du haut de la tour Eiffel, ce n'est même pas la peine d'y songer sans s'y prendre bien bien à l'avance !


http://tof.canardpc.com/view/900a3c48-7568-47e3-b3e9-1477617b5b40.jpgCôté Comic Con, les dédicaces sont payantes, c'est la coutume dans les conventions américaines, que ce soit pour les dessinateurs de comics ou les acteurs de films ou séries.
Pour les acteurs, l'année dernière, il fallait se rendre dans la boutique de la convention, acheter sa photo qui est alors tamponnée, puis se rendre à l'espace dédicace. J'ai un blanc sur les tarifs mais il me semble que c'était 15 euros la photo.
Paparazzi, vous vous ferez beaucoup engueuler par l'orga si vous voulez prendre des photos des acteurs pendant que vous faites la queue. Soyez discrets !
Pour les dessinateurs, c'est directement avec eux (ou leur agent posté à côté) que ça se gère. Généralement, la dédicace est entre 10 et 20 euros, suivant la popularité du dessinateur et/ou la taille de ce que vous demandez. Certains dessinateurs amènent des planches originales qu'ils vendent sur place. C'est l'occasion de discuter de leur travail, de l'admirer et d'acheter des belles choses à un peu moins cher que les prix du marché, même si le cours du dollar n'aide pas réellement cette année.
Là aussi, armez-vous de patience et de votre planning ! Vous aussi vous aurez envie discuter cinq minutes donc même si les personnes précédentes s'attardent jusqu'au point de devenir des gros boulets, sachez que vous aurez la même chance qu'eux et que vous serez certainement à votre tour le boulet de la personne qui vous suit !

6) La tolérance.
La Japan Expo, c'est la bonne humeur. Alors si vous n'aimez pas ou méprisez les adolescents qui sont à fond dans leur trip, ce n'est pas la peine de venir sauf si le sarcasme est la marque de fabrique de votre blog. Alors ouais, y a des trucs parfois un peu too much ou des costumes qui donnent envie de rigoler mais c'est aussi ça qui fait de la Japan Expo une chouette réunion.
Fan des mangas, vous aussi vous n'êtes pas exempts et parfois, vous aussi vous avez un peu tendance à oublier que ce n'est pas que votre fête à vous. On a un peu trop souvent entendu "c'est quoi le rapport avec Star Wars hein, pourquoi il se déguise en trooper alors que c'est pas dans One Piece". Il y a désormais une partie Comic Con, prévue pour élargir cette fête de l'imaginaire à l'Amérique. Sisi, on peut aimer Naruto et jouer les fanboys de l'Empire !

Faut aussi être gentils avec les accompagnants. Beaucoup de jeunes viennent avec leurs parents qui ne comprennent pas très très bien où ils sont tombés et expriment leur souffrance ou leur perplexité mais qui ont fait l'effort de se taper un événement qui les dépasse complètement. Rappelez-vous que vous serez vieux aussi un jour et que ce sera peut-être votre tour de conduire Kevin & Brenda au 6ème salon de tunning de voitures volantes et que vous aussi vous n'y pomperez rien et vous trouverez ça long !

Soyez sympas avec les commerçants aussi tant que vous y êtes ! On est pas (tous) là pour vous voler, oui on aime ce qu'on fait, mais on a aussi le droit d'être fatigué ou un peu grognon (ça c'est souvent le dimanche) vu qu'on est là depuis le mercredi à bosser comme des malades. On se plaint pas, je ne tente pas de vous tirer une larme, je signale simplement que venir nous acheter un truc avec le sourire, c'est toujours plus agréable que de prendre une pièce de 2 euros au travers de la tronche parce qu'on a eu le malheur de ne pas être aussi disponibles que d'habitude ! Il fait chaud pour nous aussi, le brouhaha est permanent, le sur-place douloureux pour nos pédicures, ce n'est pas toujours évident de garder le sourire tout le temps !

7) La curiosité.
Il vous faut de bons yeux pour tout voir et de bonnes oreilles pour entendre les annonces, soyez attentifs ! La Japan Expo est une grosse centrale d'achats mais ce n'est pas que ça. Ca fourmille d'activités et de conférences de tous les côtés ! Beaucoup de stands tentent désormais de montrer d'autres facettes de la culture japonaise que son côté manga. N'hésitez pas à vous enfoncer dans les allées latérales à la découverte de l'artisanat, de l'art de mettre son yukata ou de faire son propre jardin japonais. Des amateurs éclairés vous initieront avec plaisir à l'origami ou au Go !
Allez découvrir le coin des fanzines, certains des auteurs en herbe sont plein de talent et seront sans doute des noms de demain !
Et pour nous les filles, le coin des jeunes créateurs fera votre bonheur surtout si comme moi, le talent ne vous déborde pas des mains ! C'est l'occasion de trouver des petits accessoires mignons et pas cher comme chez Happy Onigiri si vous avez promis à votre petite soeur de lui ramener un truc et que vous avez déjà tout cramé en peluches Yoshi ou un peu plus chers mais quasiment uniques et tellement beaux comme chez Zalie Smagghe


Beaucoup voient la Japan Expo comme un supermarché géant. Ils n'ont pas tort même si c'est un peu réduire le truc au bling bling pour le coup. Voici donc une liste de ptits trucs pour les consommateurs invétérés :


http://tof.canardpc.com/view/501187b8-742f-4c12-bab2-52136b9233b4.jpg8) Attention aux imitations.
A la Japan Expo, on s'accorde à peu près tous à dire que le fléau, c'est la contrefaçon. Les stands qui vendent des produits officiels peinent à exister au milieu du fatras de commerçants vendant de la copie chinoise (je n'ai rien contre la Chine hein). N'hésitez pas à poser la question quand vous avez un doute. Ou n'hésitez pas à venir nous voir d'ailleurs, on vous donnera les noms des stands qui vendent des produits officiels mais si vous voulez uniquement du produit licencié, vous pouvez déjà aller chez Lapinou Rose, le Bazar du Bizarre, Abystyle, Cospa (éditeur japonais en plus !), Toystar, Artoyz... La liste n'est pas exhaustive mais en gros, rappelez-vous d'un truc : si c'est trop beau pour être vrai, c'est que ce n'est pas du vrai. Si malgré ça, vous vous êtes fait avoir inconsciemment et que ça vous lourde méchant, il ne faut pas hésiter à demander un remboursement. Pas la peine de gueuler pour l'obtenir, en général, ces stands-là ne tiennent de toute façon pas à faire de vagues, vous l'obtiendrez sans difficulté.

Attention : il est très très mal venu de se faire dédicacer un objet contrefait, surtout dans le cas des dédicaces d'artistes japonais. Si vous achetez un cd que vous comptez faire signer plus tard, vérifiez bien qu'il est licencié, vous vous exposez dans le cas contraire à une belle déconvenue !
Par exemple pour Clamp l'année dernière, les organisateurs vérifiaient bien que les artbooks étaient des vrais japonais et pas des copies.

9) Négociez !
La Japan Expo, c'est l'occasion de faire de bonnes affaires. Nous par exemple, on fait des prix salons, estimant que si vous avez payé l'entrée, c'est pas seulement pour accéder à notre magasin.
Quand vous prenez plusieurs objets, n'hésitez pas à demander une petite remise. Si on peut, on fait, toujours en tenant compte que nous faisons déjà de bons prix à cette occasion. Il faut savoir raison garder ! La plupart des vendeurs vous le proposent d'ailleurs d'eux-même. Côté Imagin'ères, sachez que cette année, nous n'aurons quasiment pas de grandes statues PVC, les prix de départ pour tout ce qui n'est pas Revoltech, Nendoroïd, ou Figma sont désormais trop élevés, on préfère passer. En revanche, peluches, accessoires, figurines articulées ou gashapons seront de la partie.
Que ce soit sur notre stand ou ailleurs, le maître mot c'est la politesse et la gentillesse. Une remise, un arrondi, ce sont des faveurs que vous demandez, pas un dû à réclamer ! Personnellement, je ne me pointe pas sur le stand de vaisselle japonaise que j'affectionne tant en disant "hey man, je te prends trois assiettes, tu pourrais m'en offrir une quand même. Allééééééééééééz, fépataradasse !". Mettez-vous dans la peau de la personne en face une petite minute et vous obtiendrez bien plus qu'en râlant !

Autre truc : en général, les commerçants on est des gros feignasses qui n'aimont pas trop remballer. Le dimanche, dans les deux dernières heures, c'est souvent l'occasion de faire des affaires sur des grandes figurines ou de grands objets. Ca marche sans doute mieux avec des stands non parisiens remarquez, vu que les boutiques parisiennes ne se tapent pas les heures de route ensuite pour rentrer avant de vider le camion épuisés au petit matin !


Voili voilou ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous les poser, si on connaît la réponse on se fera un plaisir de la donner. J'insiste un dernier coup sur la chaleur, c'est réellement le gros point noir du week-end et le facteur qui peut gâcher la fête. Aussi : si vous êtes toulousains et que vous passez sur le salon, venez-nous voir, ça fait toujours plaisir de voir des compatriotes perdus dans le Nord !

Amusez-vous bien !

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Published by Popo - dans Made in Japan
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:19

Vous allez dire que je fais exprès de toujours vous parler de fêtes déjà passées mais moi et ma mémoire de carpe koi, on a toujours un ou deux nozomi* de retard! Gomen-né !

 

Dimanche, au Japon, c’était le White day qui n’est pas la version nipponne de la fête des grands mères contrairement à ce que l’on pourrait croire, mais qui reste tout de même une fête inventée par des marketeurs trop bien payés pour ne pas être d’une redoutable efficacité.


Au Japon on fête la St Valentin depuis 1936. Petite particularité : il n’y a que les femmes qui, respectant la tradition, offrent des chocolats aux hommes de leur entourage qu’ils soient époux, amants ou simples collègues de bureau.

 

Ne vous énervez pas les filles: l’esprit pratique japonais à crée la parade idéale et vous allez voir, on va y gagner.

 

Depuis 1980, un mois après la Saint Valentin les hommes doivent retourner la politesse en offrant en retour un cadeau qui se doit d’être blanc. Chocolat, lingerie sage, sac ou vêtements de créateur et joaillerie tout peut y passer car, autre particularité nippone : l’homme qui s’est vu offrir du chocolat se doit de répondre à ce calcul souvent délibéré, cette délicate attention en offrant un cadeau qui vaut au moins le triple de la somme que la femme a dépensé ! Codification des relations quand tu nous tiens, messieurs ne pensez même pas pouvoir y échapper tout manquement sera synonyme de goujaterie et d’année calamiteuse aussi bien bureau que dans le privé!

 

Mesdames: si vous n’arrivez pas à faire virer le pervers qui vous met la main aux fesses dés qu'il en a l'occasion, dites vous qu’en important le White Day, vous pourrez toujours avec vos copines de bureau le mettre sur la paille! On se console comme on peut !

 

*Nozomi : c’est le ligne la plus rapide du shinkanzen (bullet train)

Pour me faire pardonner du retard
domocat
Un domocat!

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Published by Lulu - dans Made in Japan
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 15:31

Hier, on était le 3 mars, et le 3 mars au Japon c’est le Hinamatsuri, le jour des filles, que l’on appelle aussi parfois le momo no sekku (festival de la fleur du pêcher).

Là tout de suite, les plus remontées d’entre nous se disent « chouette, enfin un jour au Japon ou les filles prennent le pouvoir sur ces scélérats de machos nippon. Ils vont apprendre à se servir d’une balayette, à faire des onigiri moelleux et à frotter le dos de leur dévouée épouse dans un bain aux sels délassant », bah euh, en fait... pas trop.

Le hinamatsuri est à l’origine une tradition chinoise qui consistait à transférer à une poupée de chiffon toutes les pensées et actions impures et d’aller ensuite la jeter dans une rivière. Aujourd’hui au Japon, si dans certaines régions cette tradition est encore suivie, le 3 mars est surtout l’occasion de prier pour la bonne croissance et le bonheur futur des filles de la maison.

http://www.mifa.jp/mifa2/ryori2/H20Japan/hinamatsuri.jpgQuand on voit très grand on met en place un autel en escalier de 7 niveaux que l’on recouvre d’un velours rouge et ou l’on dispose des poupées, les Hina Ningyo représentant l’empereur et l’impératrice, sur la plus haute marche, et leur suite.

Souvent du fait du manque de place on préfère aujourd’hui se limiter aux poupées du couple impérial habillées dans la tenue traditionnelle de l’ère Heian qui est encore utilisée lors des cérémonies de mariage Impériaux.

http://content.answers.com/main/content/img/getty/6/7/50938367.jpg







La princesse Masako porte 12 couches vêtements.. Ca tape hein ?

Les Hina Ningyo peuvent couter très cher, jusqu'à des centaines de milliers de Yen. Elles sont soit passées de génération en génération soit les parents ou les grands-parents les offrent avant le premier Hinamatsuri d’une petite fille.

Comme toujours au Japon qui dit fête dit plats particuliers : des petits gâteaux de pate de riz fourrées aux haricots rouges, des gâteaux de riz tri colore en forme de losange et du shiro zake du saké blanc sucré, qui monte encore plus vite à la tête !

Alors avec un peu de retard Joyeux Hinamatsuri les filles, et vous pouvez toujours expliquer à votre moitié que le 3 mars c’est le jour international du massage de pieds !

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Published by Lulu - dans Made in Japan
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:22

Konnichiwa Public-san,
Moi c’est Lulu, celle par qui, en général, scandales et potins arrivent au magasin.

En guise d’introduction permettez moi de vous parler de Beckii Cruel...

Je vous rassure c’est un pseudo et comme dirait le philosophe émergeant* - et qui promet d’être majeur pour une bonne partie du 21eme siècle du premier semestre trimestre 2010 - « c’est Ulysse 31 ce truc ».

Beckii Cruel de son vrai nom Rebecca Flint-aucun lien de parenté- est une jeune Britannique de 14 ans qui adooooore mettre des vidéos d’elle sur Youtube la montrant  en train de performer sur les chorées presque kameloualiesque de ses animés et chansons de J-pop préférées, soit plus de 100 vidéos en ligne. Uso !? Nan nan je suis sérieuse.

Bon, là Public, si tu as résisté à la tentation de filer illico sur Youtube, tu te dis, Nan daro ? Omoshiroi janai ! Patience, patience, j’y viens…

Ses vidéos et son site sont tellement populaires au Japon qu’elle a été invitée à donner des concerts à Tokyo où l’ambiance de folaïe aurait fait pâlir plus d’une Idol, et pas que… Sugoi !!!

  Je ne te le fais pas dire !

Mais le conte de - pas tout a fait - fée continue ! Alors qu’ici l’industrie du disque se morfond grave et ne sait plus quoi faire pour gratter de la thune, au Japon où on me manque généralement pas d’idées et affolé par ce phénomène, Tokuma Japan, grosse maison de disques, a décidé de nous monter un groupe aux petits oignons : les « Cruel Angels » composé de trois caucasiennes.

Elles ont toutes une méchante tendance à vouloir se saper comme si elles vivaient à Harukuju, pour commettre un album, qui, pas encore sorti, est déjà promis à toper les charts nippons, comme on dit en bon français !

  Lâche Ze American Dream, Public et fissa,  l’avenir c’est au Japon qu’il se danse !

  Bien sûr, en Albion, la jeune Beckii passe plus pour une dingue qu’autre chose et je prédis une déscolarisation rapide, en bonne et due forme juste après la sortie des poupées et une grosse grosse dépression quand dans 5 ans on lui dira qu’elle n’est plus assez fraîche pour le cosplay et que les rides sur la V3 de la Beckii Doll, ça va pas le faire...

Madame Irma sort de ce corps et je te laisse, Public, en compagnie de Beckii, qui porte tellement bien les oreilles de lapin rose que « j’en suis ému, vis-à-vis de mes yeux ! »*

   

  * Merci à Moundir pour sa participation pas tout à fait volontaire à la réalisation de ce billet… A découvrir sur TMC tous les mercredis soir dans « Moundir l’aventurier de l’amour » (yeah !!Quel titre)

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