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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 12:58

http://www.interforum.fr/images/978226/61/82/9782266182690WEB.jpghttp://www.interforum.fr/images/978226/61/82/9782266182706WEB.jpghttp://www.interforum.fr/images/978226/61/82/9782266182713WEB.jpgTrilogie Hunger Games - Suzanne Collins

Quatrième de couverture T1 :
"Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature… "

Voici donc une trilogie de romans de science-fiction qui après un grand succès aux Etats-Unis fait parler d'elle ici, et ce d'autant plus que le 1er tome sort au cinéma le mois prochain. Chacun de nous ici s'y est donc plongé dedans, et nous avons adoré. La publication en pocket jeunesse est d'ailleurs limite (choix éditorial tout à fait mercantile), car si le style est simple et sans fioritures (la narration se fait à la première personne par l'héroine), les thèmes abordés sont sombres et la violence est très présente. Suzanne Collins ne fait pas de concessions et ne verse absolument pas dans une quelconque mièvrerie (nan, je vise personne) ; son style simple et efficace sait remarquablement vous tenir en haleine au long des trois romans qui sont très très vite lus.

Alors oui ce sont des thèmes qui ont déjà été abordés par le genre, tant au cinéma qu'en livres. On pensera par exemple à Running Man ou au Prix du Danger, lui même adapté d'une nouvelle du grand Robert Sheckley remontant à 1958. La thématique post-apocalyptique n'est évidemment pas non plus une nouveauté.
Mais l'auteur traite son sujet avec un grand talent et on se laisse facilement prendre par l'histoire. Son monde est solide et cohérent, elle montre aussi une aisance certaine dans la peinture des caractères. Chaque personnage est bien défini et mis en valeur ; son héroine et narratrice est admirablement détaillée avec ses forces et ses faiblesses, ce n'est pas une machine à tuer jetée dans des jeux sanglants et elle est vraiment attachante. L'histoire, que je m'abstiendrai de détailler, est menée tambour battant et l'auteur ne fait pas vraiment dans le sentimentalisme, on meurt très facilement dans ces bouquins.

L'avis subjectif et partial : j'aurais en fait ne pas me fatiguer et écrire cet article en deux mots : LISEZ LES !!!!

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 06:58

http://www.bragelonne.fr/img/livres/2011-08/1108-entier1_org.jpgL'Entier et la Rose T1 : La Splendeur du Ciel - Kay Kenyon

Quatrième de couverture :
"Titus Quinn, pilote interstellaire, est prêt à tout pour retrouver son épouse et sa fille. Il est persuadé qu’après le naufrage de leur vaisseau, ils ont été tous trois projetés dans un autre univers : « l’Entier ». Un endroit à la fois étrange et attirant, peuplé de différentes espèces intelligentes qui vivent sous un ciel de feu qu’on appelle la splendeur. Les Tarigs, seigneurs élégants mais cruels, règnent sans partage sur ce monde fabuleux.
Resté longtemps leur prisonnier, Quinn réussit à s’échapper et à revenir sur Terre, seul hélas. Sans preuves ni souvenirs précis de son séjour là-bas, personne ne croit à son histoire. Jusqu’au jour où la compagnie Minerva découvre des indices de l’existence de l’Entier. Quinn reçoit la mission d’y retourner, afin d’ouvrir cet eldorado à la convoitise de ses employeurs.
Mais Quinn n’a qu’une idée en tête : sauver ses deux bien-aimées."

Ainsi donc Quinn retourne dans le monde étrange et fabuleux de l'Entier et il se retrouve confronté à sa civilisation féodale, fortement inspirée des modèles asiatiques. Nous suivons ses aventures, entrecroisées avec l'évolution de la situation dans son monde d'origine, "La Rose", et nous découvrons le destin de sa femme et de sa fille en sa longue absence.

Ce roman, souvenir de (trop lointaines) vacances fut une excellente surprise. Il me fait très fortement penser aux auteurs de l'âge d'or de la SF, à Jack Vance, Van Vogt.... L'auteur écrit dans un style facile et agréable, il sait donner de la profondeur à ses personnages et à les rendre intéressants. Et son univers est très bien construit dans le moindre de ses aspects : politiques, économiques, culturels...L'Entier fait très réaliste tout en étant extrèmement exotique et dépaysant. Le tout entremêlé d'une touche de "science" rendant cohérent la mixité des deux univers et servant très bien l'histoire.
En  effet Kay Kenyon développe admirablement bien son intrigue, il y a de l'aventure, des rebondissement, des complots ; et c'est mené avec un excellent sens du découpage et du timing.

L'avis subjectif et partial : un excellent roman qui fait tout à fait honneur au nom du genre "Science-fiction" ; cela fait bien plaisir en ces temps où d'autres genres imaginaires sont ....euh...privilégiés...

Mais aussi en bref :
http://www.livredepoche.com/photos-couvertures/LGFLIVREDEPOCHE/2011/9782253158356-G.jpgLe Livre sans Nom - Anonyme
"
Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère...."
Thriller endiablé fleurant parfois avec le fantastique, bourré d'action et déjanté ; c'est du pur Rodriguez et Tarentino version livre. Les références ciné et télé sont nombreuses.
Ben c'est là où j'me dis que la vieillerie doit me guetter car j'ai trouvé ça pas mal sans plus (il y a 20 ans j'aurais probablement bien plus accroché). Si ces situations fonctionnent très bien en film, sur le papier c'est beaucoup plus ennuyeux. Peut être que trop de références tuent justement la surprise ? Car au final tout fait convenu et à un air de déjà vu que l'écriture (à la différence d'une réalisation efficace) ne parvient pas à compenser.

http://www.bragelonne.fr/img/livres/2010-11/1011-peter-max.jpgFables : Peter & Max -Bill Willingham
"Givre est la plus puissante des flûtes magiques. Sculptée dans l’os du doigt d’un géant, elle appartient à la famille Piper depuis la nuit des temps et ne doit jamais être perdue, ni volée, ni donnée à qui que ce soit excepté ceux de leur sang.
Ce trésor va pourtant les déchirer : lorsque la guerre les frappe, Peter Piper et son frère Max fuient dans les profondeurs de la Forêt Noire pour échapper à l’armée de l’Empire et aux gobelins. Mais les forces maléfiques qui rôdent dans l’ombre des arbres vont s’emparer de leurs destins."
Popo vous a déjà parlé avec brio et verve de ce livre et de la séie Fables ici.
Je voulais juste en rajouter une couche : lisez Fables, le livre, les comics (une amie qui ne lit strictement jamais de bd les a dévorés), vous vous régalerez ; c'est grandiose dans le genre.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:30

http://www.noosfere.com/images/couv/f/foliosf397-2011.jpgLe faiseur d'histoire de Stephen Fry - chez Folio SF

Un peu plus de 600 pages pour la modique somme de 8,40€ prix éditeur.

Achtung : ce billet contient des spoilers.

"A : Rien de ce qui va suivre n'est jamais arrivé.
B : Tout ce qui va suivre est entièrement vrai.
Essayez de vous accoutumer à ses idées. Cela signifie que ma tâche consiste à vous raconter l'histoire vraie de ce qui n'est jamais arrivé."

C'est l'histoire de Michael Young, un jeune thésard anglais proprement insupportable, chouineur, imbu de lui-même, capricieux et un peu verbeux. Il nous raconte comment, un beau jour, par hasard, en allant remettre son manuscrit à son prof, il tombe sur un physicien  du nom de Zuckermann. Ce dernier est obsédé par la Shoah. Michael quant à lui, est l'expert (un peu auto-proclamé) de la jeunesse d'un certain Adolf. De leur rencontre naîtra la possibilité d'accomplir cette tâche immense qu'on a tous eu envie d'accomplir à un moment donné : et si on remontait dans le passé pour empêcher Hitler ?

- Ok, on fait ça à l'heure du thé ?
- Ca roule.
- Et on fait comment au fait ?
- On va utiliser ma super machine radiobidule truc.
- 17h chez vous alors ?
Et ça va marcher ? Têtebenkkoui, comme on dit dans mon nord natal.


C'est difficile de parler de ce roman. Parce que Fry, d'entrée de jeu, te dit que les gens qui parlent des livres sont des gens un peu morts à l'intérieur et qu'étudier la littérature, c'est de la vivisection. Du coup, j'ai hésité, j'avais peur de tuer son livre vu que je suis influençable.

Le début est un peu compliqué à aborder parce que surprenant. Ca part dans tous les sens, comme Michael qui est complètement à la ramasse dans la vie. En couple avec Jane, une femme un peu plus vieille mais définitivement beaucoup plus mûre, il nous mélange ses aspirations d'historien, qu'il prend très au sérieux malgré la position qu'il tient "je suis un surfeur de l'histoire" (ok man, ça va aller le petit melon naissant ?), ses caprices de moitié d'un couple branlant, ses considérations sur le monde. C'est un peu embrouillé et ça commence bizarrement pour ce qui est présenté comme une uchronie par l'éditeur, dans notre monde à nous.

Mais c'est embrouillé avec plein de verve, une foule de bons mots qui devraient inspirer les dictionnaires de citations ("Le théâtre est mort mais je ressens parfois le besoin d'aller regarder le cadavre se décomposer.") du coup, ça passe, on hallucine un peu mais à un moment, tout devient clair. C'est le talent de Fry sur tout ce livre. Les passages où tu te demandes ce qui lui a pris - typiquement : les passages où l'auteur décide que le récit s'effectuera en format script de film, ça interloque la première fois ! - reprennent leur place dans le puzzle du récit.

Parallèlement au réveil de Michael qui commence le livre, Fry insère des chapitres qui semblent n'avoir aucun rapport avec la choucroute dans un premier temps. Petit à petit, on percute. Fry est en train de dérouler le fil des premières années pourries d'Adi, un gamin issu du mariage sans amour d'une campagnarde que l'on dit pudiquement "différente"(©Les Guignols) et d'un gros bourrin autrichien. Notez qu'à la seconde où l'on percute, toute compassion pour la mère et le petit garçon disparaît. J'ai un peu honte mais c'est comme ça. Puis on verra Adi à la guerre, la première. On le découvrira un peu héros, un peu répugnant déjà. Lui et ses camarades allemands dans les tranchées.

Puis, Michael rencontre Zuckermann, les bouts s'accrochent les uns aux autres, l'intrigue est lancée. Le vieux bonhomme est attachant de bout en bout. De leur premier contact à leur dernier. On découvre en même temps que notre héros qui est cet homme et les raisons de son obsession pour la période nazie de l'Histoire. Quand ils décident de changer le monde, autant on apprécie les raisons de Zuckermann, autant celle de Michael sont à son image : complètement égocentriques. C'est là qu'arrive enfin l'uchronie qu'on nous vend en 4ème et sur la couv'. C'est toute la deuxième partie et elle est succulente !

Le tout fait du Faiseur d'histoire un roman qui s'avale d'un coup, brillant sur la forme, léger dans le fond. On s'amuse autant que Fry avec son personnage principal, on est heureux qu'uchronie ne signifie plus roman lourd à mettre en place mais tragicomédie. Un roman parfait pour l'été en somme !

http://images-booknode.com/book_cover_chasseuse_de_vampires,_tome_1___le_sang_des_anges_151063_250_400Dans la série "Si j'avais su j'aurais pas lu".
Et ben c'est bien de la daube ce bouquin. Ca part d'une super idée : les anges, qui vivent parmi nous, ont créé les vampires par contrat du genre on te file la vie éternelle, tu nous appartiens pendant un long moment. Ils sont dirigés par des archanges qui dans la foulée dirigent le monde, vivent parmi nous (ou presque, dans les grandes tours, adorés et craints comme des dieux). Si le vampire pète un peu les plombs, les anges envoient leurs chasseurs les ramener au bercail. Elena est une chasseuse. La meilleure évidemment blablablaaaaaaaaaaourgh alors, quand il y a un archange qui a besoin qu'on lui ramène son frère qui est parti du côté obscur de la force c'est elle qu'il somme. Elle ne peut pas dire non, surtout qu'il est est grave léthal et incroyablement sexy tout ça tout ça.

Jusque là, ça pourrait passer. J'ai lu des trucs sur des prémices bien plus merdiques, je n'ai plus honte de le dire. Mais avec Chasseuse de Vampires, on touche le fond du niveau zéro. Je ne sais pas combien ça fait mathématiquement mais j'espère que ce bouquin est imprimé sur papier recyclé parce que sinon je vais culpabiliser de l'avoir acheté.
Les soucis : l'intrigue tient sur un timbre tellement rien n'est développé. Et pour cause, Nalini Singh est trop occupée à nous décrire les atternoiements éroticopipobimbo de l'héroïne devant son archange qui tombe fatalement amoureux d'elle vu qu'elle plie mais ne rompt pas etc. Je crois qu'il y a exactement 200 pages durant lesquelles on ne parle de rien. Mais alors de rien du tout. La chasse reprend à 20 pages de la fin (ou ptêtre plus mais bon, vous avez saisi l'image) après des scènes pénibles qui feraient rougir Jenna Black tellement c'est cheap. On passera sur le fait que manifestement quand une femme dit non, elle veut dire oui d'après l'auteure. Ou à peu près. Ce qui n'est pas mieux.
Je donne deux euros à Nalini Singh pour ses personnages secondaires, bien moins chiants plus intéressants qu'Elena mais ce sera bien tout. 8,90 pour ça (ça a l'air d'être le prix de J'ai Lu Bitlit en ce moment. 8,90 aussi pour les 100 pages de la nouvelle tirée de True Blood... Y en a qui ne se mouchent pas tout de même...), j'ai comme un regret.
Bref, du temps, de l'argent, des arbres perdus et une bonne idée gâchée.

On finira par une touche positive avec une petite video de "A bit of Fry and Laurie" quand Fry et Laurie (hihi) faisaient n'importe quoi à la télévision.


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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:30

Résumé éditeur:

Incarceron, une prison à nulle autre pareille: elle décide qui doit vivre... et qui doit mourir. Rien ne peut lui échapper.
Finn est prisonnier d'Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s'évader.
Claudia, la fille du directeur d'Incarceron, vit à l'Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIeme siècle. Piégée dans une existence qu'elle n'a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison.
Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l'autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d'échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas.




L'auteure nous fait découvrir dans ce livre deux mondes parallèles mais très différents.

D'un côté, il y a Incarceron, une prison conçue à l'origine pour que les criminels de l'époque puissent trouver la rédemption. Pour cela, on a enfermé avec eux des Sages, censés les guider. La réalité, 150 ans après est toute autre. Incarceron est devenue un univers impitoyable, lieu d'affrontement de bandes rivales. La Prison en elle même est vivante. De ce fait, elle est le meilleur des gardiens car elle épie chacun en permanence. Rien ne lui échappe, elle est partout...
Nul ne sait à l'Intérieur si le monde extérieur existe réellement. Seul Finn, un jeune garçon qui ne se souvient que de ses trois dernières années en est persuadé car il a d'étranges flashs de réminiscence.

De l'autre côté, il y a le monde réel, figé au XVIIIeme siècle. La population est soumise au "Protocole", toute forme de progrés est bannie et ceux qui essaient d'utiliser la technologie sont punis. C'est là que vit Claudia, la fille du directeur d'Incarceron, destinée à épouser le fils de la reine et à succéder  un jour à cette dernière.
Il n'est pas facile non plus de vivre dans ce monde où la science existe toujours mais est réservée aux puissants, qui l'utilisent en cachette.

Pour faire le lien entre ces deux mondes, la seule personne habilitée est le directeur d'incarceron, qui utilise pour cela une clé, censée être un modèle unique. Or, on découvrira qu'il en existe un deuxième exemplaire dans la Prison et cela permettra à Finn et Claudia de communiquer.


Mon avis:
Ce roman a été pour moi un vrai coup de coeur. L'auteure arrive à retenir notre attention tout au long du livre en passant habilement d'un monde cruel et hostile à un monde édulcoré, soumis quant à lui à la rigueur d'une vie sans technologie. Quand on commence à lire Incarceron, on en devient nous aussi prisonniers tellement on a hâte de découvrir ses sombres secrets.

Incarceron vous attend et attention, elle vous a à "l'oeil" !!



Les petits cancans:

Les droits d'incarceron ont été vendus à la Fox qui va nous produire, je l'espère, une jolie adaptation. Dans le rôle de Finn, on devrait retrouver Taylor Lautner (le beau loup-garou de Twilight...) et dans le rôle de Claudia, la rumeur annonce Emma Watson qui a bien grandi depuis les premiers Harry Potter.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 16:12

http://www.l-atalante.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/d92a7a8a4c498ddaa5defcc895d5f42d.jpghttp://www.l-atalante.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/5f3773d66696367d2077eb7d64f006f7.jpgL'Ennemi dans l'Ombre T1 et T2 - David Weber

Quatrième de couverture :
"Michelle Henke combine plusieurs femmes en elle : contre-amiral de la FRM, comtesse du Pic-d’Or, cousine de la reine Élisabeth et cinquième dans l’ordre de succession au trône, meilleure amie d’Honor Harrington, elle ne s’est jamais poussée du coude. Elle se satisfait de commander un escadron de croiseurs de combat et n’a jamais apprécié la politique.

Tout cela va changer désormais. Promue vice-amiral à l’issue de la bataille de Solon (Coûte que coûte), envoyée en renfort de l’amiral Khumalo et d’Aivars Terekhov (devenu commodore) dans l’Amas de Talbot, elle va devoir affronter une conspiration interstellaire plus vaste que le Royaume stellaire ne l’a jamais imaginé. Car, nullement découragés par l’échec de leur opération en Monica (L’Ombre de Saganami), les dirigeants du système de Mesa sont bien l’ennemi le plus dangereux du tout nouvel Empire stellaire de Manticore. Plus puissants et ambitieux que ne pourrait le laisser croire leur façade, l’entreprise Manpower, vouée au commerce des esclaves génétiques, ils mettent au point une nouvelle machination visant à provoquer une guerre ouverte entre Manticore et la gigantesque Ligue solariennne."

David Weber continue à enrichir son univers avec ce roman tout comme il l'a fait avec L'Ombre de Saganami, L'Ennemi dans l'Ombre en est d'ailleurs la suite directe. Il commence par une bataille spatiale déjà narrée dans les romans sur Honor mais du point de vue de Michelle ; faite prisonnière celle ci sera relachée et renvoyée porteuse d'un message du Havre pour la reine Elisabeth, puis envoyée dans l'amas de Talbot. On retrouve là les personnages de L'Ombre de Saganami et le sacré panier de crabes que représente l'amas, Monica, Mesa, la direction des frontières de la Ligue Solarienne..
Tout comme son prédécesseur ce roman n'est pas un aparté par rapport aux romans centrés sur Honor ; il enrichit véritablement l'intrigue de la saga en faisant rentrer en scène des joueurs véritablement importants : La Ligue Solarienne et la très ambitieuse entreprise Manpower. Ce faisant on assiste à quelques scènes déjà vues selon un autre angle dans les autres romans mais ce n'est absolument pas gênant, et l'on prend plaisir à voir comment tout s'emboîte.
Bien sur tous les ingrédients habituels sont utilisés : des combats spatiaux (minoritaires) et la guerre technologique, de la politique et de la diplomatie, les accrocs au niveau humain, les manipulations...Et l'ouverture de ce nouveau théatre d'opérations avec la menace du rouleau compresseur de la Ligue Solarienne fait que l'on dévore les 1000 pages du roman en un rien de temps. C'est un peu comme une série tv à laquelle on est devenu accro (mmhh, doux rêve d'adaptation, il y aurait vraiment de quoi à faire), vous allez d'ailleurs hurler en arrivant à la fin.

L'avis subjectif et partial : fans de la série comme moi vous allez vous régaler. Ne boudez surtout pas ce roman au prétexte qu'Honor n'en est pas le personnage principal, il est vraiment indispensable à la compréhension de l'ensemble de la trame. Dans l'introduction Weber (qui a du avoir peur d'un lynchage en place publique) avoue qu'initialement Honor devait périr dans Coûte que Coûte en défendant le système mère de Manticore. 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 15:08

Ayant déjà parlé de ces séries il s'agit sur tout ici de voir ce que donne la suite, si ça vaut la peine de persévérer dans la lecture.

http://www.milady.fr/img/upload/1010-mandel2.jpg

Greg Mandel T2 : Quantum - Peter F. Hamilton

Quatrième de couverture :

"Au xxie siècle, le monde commence à sortir des années noires du réchauffement climatique grâce aux technologies développées par la compagnie Event Horizon, sous la direction de Julia Evans. Cependant, même une jeune et belle milliardaire a parfois besoin des services d’un homme tel que Greg Mandel, ancien soldat d’élite de la brigade Mindstar.
Il doit élucider le meurtre atroce d’Edward Kitchener, un éminent spécialiste en physique quantique. Nombreux sont ceux qui auraient payé cher pour faire cesser ses travaux, mais le rituel de l’assassinat ne cadre pas avec un simple contrat de tueur. Avec l’aide de ses aptitudes psi, Mandel se lance sur des pistes aussi insolites que les théories de la victime…"

Une nouvelle enquête pour Greg Mandel , on y retrouve tous les éléments du premier volume avec un certain plaisir. Le contexte économique et politique global de cette période de reconstruction est très bien rendu. On s'attache assez facilement aux personnages, l'auteur rappellant par quelques allusions discrètes les évènements du premier tome (ce qui est bien pratique ; je regrette fortement la défunte collection Rivage Fantasy et ses résumés à chaque nouveau volume de La Roue du Temps).

Mandel donc va se retrouver arraché à sa paisible retraite par Julia Evans. Il devra conduire ses investigations au sein d'une paisible bourgade campagnarde ; l'intrigue est habilement menée et tient en haleine jusqu'à la dernière page. L'irruption d'évènements insolites dans un environnement paisible en fait ressortir toute leur horreur ; et cela fait fortement penser certains aspects du début d'un des cycles suivants de l'auteur : l'excellentissime Space-Opera "Rupture dans le Réel".

L'avis subjectif et partial : comme déjà dit auparavant ce n'est pas de la très grande SF mais une distraction honnête. Si vous avez aimé le précédent vous trouverez celui ci encore plus intéressant.

http://www.milady.fr/img/upload/1010-age-feu5.jpgL'Âge du Feu T5 : La Domination du Dragon - E.E. Knight


Quatrème de couverture :

"Trois dragons meurtris par les épreuves qu’ils ont dû affronter pour devenir adultes. Ils sont parmi les derniers d’une espèce à l’agonie, son ultime espoir.

Wistala, la soeur du dragon cuivré empereur du monde d’En-Haut, a longtemps pensé qu’hommes et dragons étaient égaux. Elle est désormais à la tête des Soeurs du Feu, de féroces guerrières chargées de protéger les hominidés d’Hypate. Elle s’oppose ainsi à ses deux frères : AuRon et le cuivré, tous deux n’ayant que faire du monde des humains. L’un ne cherche qu’à les fuir pour mettre sa famille à l’abri, l’autre à les dominer.
Mais l’Empire est déchiré par la guerre, la cupidité et les trahisons, et Wistala devra bientôt choisir son camp."

On assiste en fait dans ce volume à la consolidation de l'Empire Draconique à la surface mis en place par le Cuivré. Et à la manière dont celui ci le gère par rapport aux menaces aussi bien extérieures qu'intérieures. Son frére et sa soeur réagissent différemment : Wistala essaie du mieux qu'elle peut d'oeuvrer pour le bien de l'Empire et le rapprochement des peuples ; Auron est nettement plus mesuré et regrette son île dans le nord.

L'auteur continue ici à étoffer la civilisation draconique et son monde en général. L'histoire regorge d'actions, d'intrigues, de complots, de revirements...En bon spécialiste du genre E.E. Knight remplit bien toutes les conditions. Cependant il manque un petit quelque chose , peut être l'auteur s'éparpille un peu trop ; on se retrouve à suivre les personnages presque de l'extérieur, il n'y a pas de moments de grande intensité, de choc.

L'avis subjectif et partial : un roman bien "exécuté" mais qui manque d'âme. Si vous commenciez à vous lasser  dans les autres volumes n'entamez même pas ceui ci.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 18:13

http://www.l-atalante.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/2a1f4651d6b8fc80e3a803f57f13f869.jpgLa Flotte Perdue T6 : Victorieux - Jack Campbell

Quatrième de couverture :
"Mission accomplie. La flotte perdue est rentrée au bercail. « Black Jack » Geary, promu commandant de cette flotte à l’issue d’une hibernation de cent ans, a réussi l’impossible : la ramener dans l’espace de l’Alliance après avoir infligé à l’ennemi une succession de défaites. C’est en héros qu’il est revenu. Un héros dont le Sénat de l’Alliance se méfie. Son objectif prochain ne sera-t-il pas de s’emparer du pouvoir ? Que faire de lui ? John Geary, pour sa part, prétend que les conditions sont réunies pour mettre un terme à la guerre qui ravage l’humanité depuis un siècle et qu’il est urgent d’y parvenir car aux frontières des mondes syndics guette une menace extraterrestre inconnue. Si les moyens lui en sont accordés, c’est donc un retour décisif au cœur des territoires syndics qui l’attend, ainsi, peut-être, qu’une première confrontation directe avec les mystérieux aliens. "

Victorieux clôt le cycle de La Flotte Perdue mais probablement pas l'histoire de Jack Campbell et de l'Alliance. On peut dire que le roman se divise en trois parties.
Dans la première on assiste donc au retour de John Geary dans l'Alliance et à sa confrontation avec le conseil de l'Alliance. Il s'agit peut être des passages les plus intéressants du livre, dans le sens où Jack Campbell peut ainsi étoffer son intrigue au niveau politique et introduire de nouveaux personnages avec les membres du conseil.
Dans la deuxième partie la flotte repart illico affronter les Syndics afin de pousser son avantage au maximum. Il y a là un petit air de déjà vu puisqu'on assiste à nouveau à une bataille spatiale. Cependant l'auteur réussit à être à nouveau relativement novateur en la matière et à conserver notre attention.
La troisième partie voit "Black Jack" et la flotte faire face aux mystérieux aliens. Là aussi il s'agit d'une nouvelle bataille mais l'ignorance de l'ennemi affronté et son étrangeté suffisent à entretenir le suspense.

Globalement ce roman se lit assez facilement même s'il faut bien reconnaître que Jack Campbell utilise un peu toujours les mêmes ficelles. Il pose dans ce volume les bases d'un nouveau cycle. En effet la situation dans les syndics est complètement dégradée et de nombreux mondes font secession. Pareillement si la cohésion de l'Alliance est maintenue, la guerre a épuisé ses ressources et tout n'y est pas non plus très reluisant. Et surtout, la race extraterrestre est toujours présente aux frontières des syndics et on ne sait rien de sa puissance, de ses intentions...

L'avis subjectif et partial : au final une série très agréable à lire si vous êtes tenté par du space opera d'aventures, bien que parfois un peu répétitive. J'attends la suite avec intérêt, en espérant que Campbell arrive à se renouveller.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 15:23

http://www.yodawork.com/IMAGES/POCKET/ZF/9782266191432R1.JPGLa Pluie du Siècle - Alastair Reynolds

Quatrième de couverture :
" An 2300. Verity Auger est une archéologue spécialisée dans l'exploration de la Terre, devenue inhabitable après une catastrophe technologique baptisée Nanocauste. Elle accepte une mission sur Phobos, un satellite de Mars, où un tunnel secret l'envoie dans une station de métro, à Paris, en 1959 ! Son objectif consiste à récupérer les documents laissés par un agent assassiné avant qu'ils ne tombent entre des mains ennemies. Mais la Terre semble avoir été préservée dans un bloc d'ambre, comme un gigantesque insecte. S'agit-il là d'une fenêtre vers le passé, d'une simulation, ou de quelque chose de totalement différent ? Les documents que Verity doit retrouver sont bel et bien la clé de ce mystère..."

La trame de l'intrigue permet ainsi à l'auteur de mêler deux mondes : celui du futur et ce qui est en fait une version alternative de notre 1959. Dans le monde de 2300 la civilisation humaine a du émigrer dans l'espace ; tout d'abord confinée au système solaire, ses perspectives s'ouvrent grâce à l'hyperweb, une ancienne technologie extraterrestre permettant de voyager à travers la galaxie. Reynolds met en place un univers cohérent et bien développé avec ses différentes cultures humaines qui ont du s'adapter à la catastrophe majeure du Nanocauste.

Dans le monde de 1959 de subtiles différences apparaissent assez rapidement : notamment les Allemands ont perdu la bataille des Ardennes en 1940 et la seconde guerre mondiale n'a pas eu lieu. On y suit deux détectives enquêtant sur un meurtre dédaigné par la police, ce qui les amènera bien plus loin qu'ils ne l'imaginent.

On est ici loin des grandes batailles interstellaires, des multiples civilisations extraterrestres, des supers guerriers...L'auteur a un style fluide et intelligent, les personnages sont fouillés , et très vite on accroche aux deux intrigues qu'il nous fait suivre en parralèle. L''histoire mêlant voyage temporel et enquête policière est vraiment très bien construite. Il y a également un humour léger et de nombreux rebondissements.
Il s'agit ici d'un roman de science fiction très abordable, beaucoup moins hard science que d'autres titres de l'auteur. On est plus proche d'univers à la Asimov ou à la Van Vogt.

L'avis subjectif et partial : gros pavé en poche La Pluie du Siècle est un roman facile et agréable à lire. Idéal pour découvrir cet auteur ou la SF tout court.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:21

http://www.milady.fr/img/upload/1006-lila1.jpgLila Black T1 : Bienvenue en Otopia

Quatrième de couverture :
"La Bombe Quantique a tout changé. Plusieurs dimensions se côtoient désormais : le monde des humains, celui des elfes, des faes, des démons et des morts… La magie existe et est plus dangereuse que la technologie. L’agent Lila Black a vingt et un ans et un problème d’identité… Son corps : une machine cybernétique qui peut aisément remplacer une armée. Son esprit : squatté par une intelligence artificielle. Son coeur : lié par magie à l’elfe qu’elle est censée protéger. Pas facile de rester calme dans ces conditions."

En 2015 un "Supercollisionneur supraconducteur" (vous m'envoyez les plans et son utilité je vous offre la série) explose au Texas. Ce qui fait un gros trou, et une joyeuse pagaille quantique à l'intérieur qui permet de connecter la Terre à d'autres réalités : Zoomenon le royaume des éléments, Alfheim le royaume des elfes, Démonia le royaume des colibris (je mens), Thanatopia le royaume des morts vivants, Faerie le royaume des faes.
La Terre est rebaptisée Otopia, des échanges politiques et commerciaux apparaissent entre les différents royaumes ; particulièrement avec Faerie qui proclame avoir des relations avec Otopia depuis longtemps. En 2020 Alfheim ferme ses portes, nous sommes maintenant en 2021.

L'agent Lila Black suite à une mission qui a mal tournée a été transformée en une machine cybernétique expérimentale, une véritable armée à elle seule alimentée par un mini réacteur nucléaire. Pour sa première sortie en tant que prototype d'assaut elle se voit confier la protection d'un elfe un peu particulier. Loin d'être froid et distant comme ses congénères celui ci a entamé avec succès une carrière de rock star, et s'adonne au passage à de nombreux vices humains (vilain nelfe).
L'univers me fait typiquement penser à un monde de jeux de rôles avec son cocktail de mélange de genres. Il n'y a rien d'original mais cela ne prend pas trop mal. Tout reste cependant assez prévisible et n'est pas vraiment approfondi au niveau du contexte général. De même l'intrigue remplit son quota d'action et de rebondissements plus ou moins attendus ; il n'y a rien de véritablement haletant.

Le plus gros défaut du livre étant l'écriture ; c'est vraiment dérangeant lorsqu'on commence, sans compter les habituelles coquilles.

L'avis subjectif et partial :  à moins d'être vraiment branché par le sujet ou de chercher des idées de scénar' vous pouvez éviter. Pas une catastrophe totale, je l'ai fini (un peu de diagonale j'avoue) ; mais moyennement écrit et sans grosses surprises.

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 14:17

http://www.l-atalante.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/7c9ef638d4550fb7bdc5c58a0855cb00.jpgEnder : L'Exil - Orson Scott Card

Quatrième de couverture :
Après réflexion, pour une fois, j'ai décidé de ne pas l'inclure, beaucoup trop de spoilers, voir plus bas.

Tout d'abord, si vous ne l'avez pas lu (auquel cas je vous envie un peu), lisez "La Stratégie Ender". Roman sorti par Orson Scott Card en 1986 et couronné par les deux plus prestigieux prix dans le domaine : le Hugo et le Nebula. Il s'agit vraiment d'un ouvrage de référence, à lire à tout prix que vous soyez un amateur confirmé ou que vous souhaitiez découvrir la science-fiction. L'histoire est complète en elle même, bien que l'auteur ait écrit par la suite d'autres romans dans le même univers. Dès l'année suivante avec "La Voix des Morts" qui se déroule 3000 ans après ; lui aussi ayant obtenu le Hugo et le Nebula, la classe quoi.

Et maintenant, attention spoilers.
Ce roman prend place entre La Stratégie Ender et La Voix des Morts, il raconte l'exil d'Ender vers la première colonie humaine, alors que se déroule en parallèle l'histoire de Bean sur terre (voir les quatres livres de l'Ombre). Après la guerre contre les Doryphores les rivalités nationales reprennent le dessus et Ender n'est pas unanimement accueilli en héros, en sauveur planétaire. Mais celui ci est avant tout préoccupé par le Xenocide qu'il a commis.

La première partie du roman se focalise plus sur les évènements que sur les personnages. Il s'agit d'une suite logique de la conclusion de la guerre ; on y voit les répercussions politiques et militaires, tout comme avec les livres de l'Ombre. Il y a quelques éléments inattendus, notamment l'accueil qui est réservé à Ender. Bien qu'intéressante cette première partie du roman est peut être un peu froide en regard de ce à quoi l'auteur nous a habitué. On a plus l'impression de lire un compte rendu qu'autre chose.
La deuxième moitié fait plus la part belle aux personnages. Le vaisseau de colonisation s'est envolé, on se retrouve donc en huis clos et Scott Card peut développer plus avant ses personnages, leurs relations...Un domaine dans lequel il excelle. On peut suivre en même temps l'histoire sur la colonie et sur Terre sur plusieurs décennies grâce au décalage temporel du au voyage du vaisseau.

L'avis subjectif et partial : un roman agréable à lire si vous êtes amateur de cet univers. On est un cran en dessous de La Stratégie de l'Ombre, pour faire référence à une "suite" de La Stratégie Ender, mais on prend plaisir à voir la suite directe de la magistrale chute du premier roman du cycle.

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