Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:30

Bonjour !

Après deux mois consacrés au rattrapage du Trône de Fer (je vous rassure Lecteurs du Magasin, Rafi avait tout lu au fur et à mesure, on est pas tous des libraires merdiques, c'était moi la réfractaire à tous les personnages pendant fiou.... 5 ans) et à quelques lectures de mangas oubliés dans la pile, j'ai enfin attrapé d'autres livres. C'était dur et violent de se séparer des Stark et Lannister après 12 tomes aussi prenants (ouais, pas d'intégrale ici parce que ce n'est pas pratique à lire au lit, tournée sur le côté) et de ne pas trouver tout tiède mais c'est bont, on m'a sevrée à coup de narration avant dodo.
http://mutietseslivres.files.wordpress.com/2011/08/1106-chicago1.jpgRien de mieux pour retourner dans le vrai monde que se plonger dans les joies de la Bit-Lit. Pas compliqué, ça suscite des sourires voir des éclats quand c'est super daubesque ou ça relance la machine quand on est resté bloqué sur une grande oeuvre. Parce que le Trône de Fer, c'est une grande oeuvre. Un peu frustrante parfois rapport à la narration en creux qui fait grave penser à celle du Seigneur des Anneaux pour le côté "mais ça fait 480612351 pages qu'on sait pas ce qu'il devient lui, il est où ?" ou encore "ah mais pinaise, c'est qui celle-ci qui apparaît au tome 9 ???".

Bref.

Pas là pour ça.

 

Donc, voilà, les Vampires de Chicago T1 de Chloe Neill, édité chez Milady Gonzesse, 7 euros pour 470 pages, en police 72.

Alors ça cause de Merit, une étudiante pérpetuelle en Lettres (comprendre qu'elle fait une thèse sur la littérature courtoise médiévale... vazy quoi... ça vaut mon début de maîtrise sur l'héraldique toulousaine au XVIème siècle...). Une fille à Papa powerful et riche mais elle c'est une rebelle. D'où les Lettres à la place du Droit j'imagine. C'te nouille se balade en plein Chicago au milieu de la nuit, elle n'a pas vu Chicago Code ou bien ? Faut pas le faire ça hein. C'est fini Punky Brewster qui se tirait au milieu de la nuit pour faire chier papa. C'était y a 30 ans. Maintenant, Punky Brewster, elle sortirait version Mad Max au lieu d'un jean à chiffons. Mais pas Merit. Elle ne le sait pas mais à l'intérieur, elle a souvent des minutes blondes notre Héroïne.
Or donc, Merit se balade au milieu de la nuit, dans un parc désert et bizarrement, mais alors super bizarrement, elle se fait braquer la gorge par un vampire. Mais hop, un autre la sauve.

Good for you Girl.

Et puis elle est tranformée en vampire.

Good for you Girl.

Mais Merit ne le voit pas comme ça. Alors d'accord, les vampires ont enfin pignon sur rue, le sang en poche ou l'humain consentant ça leur suffit, (hello ? Sookie, is that you ?) mais bon, ça reste des suceurs de sang alors elle le vit moyen bien. Ceci dit, ça va mieux quand elle réalise :

- que le vampire qui l'a sauvée et transformée c'est un mega beau gosse chef de tribu (on dit Maison dans les Vampires de Chicago).

- Que son agression n'était carrément pas prévue par qui que ce soit mais qu'elle est la victime d'un Vampire en Série, qui a déjà buté une autre fille dans un parc la nuit. Alors que c'est très clairement interdit par le traité tacite entre Humains et Vampires depuis que ces derniers ont déclaré leur existence.

- Que sa cops colocataire est une sorcière et qu'elle n'est pas la seule Cresurnat (néologisme je crois : créature surnaturelle... me rappelait plus comment ça s'appelle chez Sookie) du coin.

Une Vampire, une Sorcière, ça ne vous rappelle rien ?

Si, moi aussi. Rachel Morgan. Chez le même éditeur. Et puis Buffy & Willow. Ca tombe bien parce que l'auteure ne cache rien de l'influence de la série télé. Elle est citée environ un million de fois dans le bouquin. Mais si Chloe Neill se réfère à l'une et pompe sans doute involontairement l'idée de l'autre, il y a quand même à bouffer sur l'os qu'elle nous jette. J'imagine qu'on ne peut pas trop varier les créatures dans le genre BitLit. En même temps, j'apprécierais de lire l'histoire de la vie de Gurtb, le troll, compagnon jusqu'à la fin des temps de Zolbig notre ami le Keurb de la planète Pfdsfgtg.

Le roman en gros : qui tue les filles dans les parcs et la découverte de sa vampiritude par Merit.

Comme souvent chez Milady Gonzesse, on regrette le style un peu pauvre (ceci-dit au moins, les conversations ne sonnent pas ultra fausses comme une réplique déclamée par Francis Huster) mais on apprécie le récit. Je l'ai bouffé dans la baignoire ce livre. Un parfait moment girly - eau chaude - masque à l'argile - cire au miel.
Et puis en plus, l'héroïne mange de la Chunky Monkey ce qui prouve que, si il elle n'aime pas les meilleures Ben & Jerry's, au moins elle mange de la glace... alors on s'attache (vaut mieux pour un bouquin à la première personne). Ceci dit elle a super organisme qui assimile grave la glace. Ce qui prouve aussi que, quelque part, c'est une connasse. Mais elle n'a pas de seins donc finalement, ça la rend plus sympathique que Georgina la succube ou Morgane Kingsley la mi-démon.

Et ce n'est pas la seule à laquelle on s'attache dans ce bouquin. Du grand-père bad ass à la vampirette qui l'accueille dans la "familia" et qui rappelle un peu Nan de True Blood, on les aime tous plutôt beaucoup au final. Alors, ok, ils sont tous séduits par Merit sans trop comprendre comment ni pourquoi mais moi aussi je suis séduite donc je leur pardonne...
Ca me plaît cette histoire, cette lutte de pouvoir entre Merit la vampirette malgré elle et le reste du monde qui l'accepte plus qu'elle-même pour ce qu'elle est. Ca me plaît tellement que du coup, dans un accès d'autorité vu que je me sens libérée par Merit, j'ai envoyé mon Tendre chercher la suite parue cette été. Faut pas déconner, c'est à peine une mise en bouche sur ce que peut devenir Les Vampires de Chicago : une chouette série d'été, un peu comme Eureka dans la télé. Certainement pas un grand truc mais au moins, ça fait une cure sympa à la Bit-Lit daubesque de J'ai Lu (et je ne parle pas uniquement de la Communauté du Sud !)

Aussi rangé dans la bibliothèque après lecture.
http://www.chronobook.fr/images/livres/la_pyramide_rouge.jpgKane T1 - La pyramide rouge - Rick Riordan.
Grande fan de Percy Jackson for ever avec des coeurs dans les yeux, je me suis précipitée. J'aurais du attendre le poche.
C'est sympa mais c'est le copié-collé de Percy Jackson. Si c'est pour lire le même roman mais en version égyptienne, je pouvais me le raconter gratuitement directement dans la tête.
A conseiller uniquement pour les schtroumpfs qui n'ont pas lu la version grecque et qui seraient fans d'egyptologie. Là ouais, ça fonctionne bien.

Repost 0
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 11:29

 

Quatrième de couverture:

Maya s'est découvert un pouvoir inquiétant : celui de dialoguer avec les morts. Et son père, décédé il y a peu, lui a transmis un étrange message : "La fin du monde est proche ! ". Elle comprend alors que le sort de l'humanité est entre ses mains : elle seule a le pouvoir de déjouer une mystérieuse prophétie qui s'accomplira le 21 décembre 2012. Mais il ne lui reste que quelques jours pour le faire : un tueur fou, fasciné par l'Apocalypse l'a désignée comme sa prochaine victime...

 

 

Le père de Maya, David, un astrophysicien reconnu, menait des recherches sur la prophétie maya de 2012 avant d'être assassiné à son bureau. La mère de Maya, Megan, qui est profileur au FBI,  retrouve le tueur, Gacy, et le fait emprisonner. Celui-ci s'échappe car il pense avoir un grand rôle à jouer dans la prophétie : il doit trouver la Prédestinée...

Maya, quant à elle, mène une vie pépére au lycée avec sa meilleure copine Flo. Elle est complexée, comme toutes les ados, et rêve du prince charmant qu'elle pense avoir rencontré en la personne de Trent. La mère de ce dernier est une médium peu scrupuleuse mais je n'en dirai pas plus... Lorsqu'elle découvre qu'elle a le pouvoir de communiquer avec les morts, souvent contre son gré d'ailleurs, la  vie de Maya bascule alors...

Les petits "moins" du livre : la petite guerre entre filles avec les éternelles "pestes" du lycée, le "je t'aime moi non plus" avec Trent, les premiers émois... (je suis bien trop vieille maintenant pour ce genre de lecture, je dois avoir perdu mon côté romantique...)

Le petit "plus": Les auteurs ont privilégié une narration à plusieurs voix : Maya, le tueur, Megan. L'effet est assez bien rendu, surtout les passages avec Gacy qui intervient souvent par l'intermédiaire de lettres envoyées à la mère. On se rend compte à quel point le tueur fait une fixation sur Megan et son côté complètement déjanté et mégalo, ça me plaît bien !!

Mon avis
C'est un livre plutôt hésitant, maladroit même par moment mais bon allez, je l'avoue, je l'ai trouvé bien ce livre, en tout cas assez bien pour avoir envie de lire la suite. Le genre de bouquin que j'aurais adoré lire à 15 ans !!!

 

 



Quatrième de couverture :
Maya a échappé de justesse au psychopate qui a tué son père. Mais elle n'est pas en sécurité pour autant !

Marquée du carré magique, elle est la clé ultime de la prophétie maya, celle sur qui le salut de l'humanité reposera le 21 décembre 2012.
Pourchassée par l'impitoyable professeur Zafth et par les fidèles de sa secte, Maya va devoir affronter son destin. Car "seule la prédestinée pourra vaincre, mais son sacrifice sera grand"...

 


Je vais faire beaucoup plus court ce coup-ci. Pas question de vous dévoiler l'histoire qui devient vraiment intéressante dans le tome 2.
Les auteurs se concentrent beaucoup plus sur la prophétie et les réelles motivations des "vilains méchants".

 

Les personnages principaux gagnent en maturité, Maya commence à contrôler son pouvoir. Tout cela donne au final un roman assez captivant et intiguant.


Mon avis:

Un roman simple et efficace, à lire si on a conservé son âme d'ado.
Le tome 3 est prévu pour le 07 juillet 2011 !!!!



Maya Fox 2012

Repost 0
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:59

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/2/3/6/9782253157632.jpgGraceling, un one-shot de Kristin Cashore, sorti en pas cher au Livre de Poche, collection Orbit.

Résumé éditeur : Dans les Sept Royaumes, on les appelle les Graceling - des êtres rares, dotés de pouvoir incroyables. Katsa, elle, peut tuer un homme à mains nues et son oncle, le roi des Middluns, l'oblige à assassiner pour son compte. La rencontre de la tueuse avec le prince Po, un autre Graceling, va changer le cours de son existence...

Un roman qui commence bien, par une scène d'action espionnage où l'on découvre Katsa et son super pouvoir of doom. Elle est en mission pour aller récupérer un vieil homme, enlevé on ne sait pas pourquoi, pas plus qu'on ne sait pourquoi elle doit aller le chercher. Mystère mystère, au milieu de l'exposition rapide et enlevée du monde dans lequel Katsa évolue. Un monde politiquement divisé qui rappelle vaguement Le Trône de Fer (ça doit être parce que, comme la moitié de la planète geek, je suis à fond dans l'adaptation d'HBO) où des royaumes s'affrontent d'un côté, s'allient de l'autre, se mentent beaucoup. Son expédition est l'occasion de rencontrer un autre elle comme elle mais pas comme elle, un autre Graceling qui se bat drôlement bien mais qu'elle choisit d'épargner rapport à la confiance qu'elle a à l'intérieur d'elle qu'il n'est pas foncièrement hostile.

Hop elle rentre au palais de son oncle, pour découvrir qu'il est là aussi, celui qu'on découvre prince mais qui s'appelle comme un célèbre panda qui fait du kung-fu, avec ses yeux hétérochromiques (ça pourrait être le mot du jour du calendrier de Sookie), un doré l'autre argenté. Il la trouble, tout ça tout ça.

A partir de là, ça commence à dégénérer. D'un roman fantasy espionnage, on passe à de la chick-lit d'espionnage. Ce qui peut avoir un intérêt quand c'est ça qu'on cherche mais ce n'était pas mon cas cette semaine. Alors qu'on découvre avec plaisir les origines et le parcours de Katsa avant cette mission précise, on commence déjà à subodorer que le Prince Po et la tueuse, ça va faire chouiner dans les chaumières (comprendre : ça va me saouler grave).
Bingo. Ca commence à me saouler grave.
50 pages plus tard (vers la moitié du livre), je commence à bailler aux corneilles, avide de reposer l'ouvrage, de passer à autre chose.

Ca tombe bien, j'ai autre chose, c'est le Stephen Fry, Le Faiseur d'Histoire dont je parlerai la semaine prochaine vu que c'est en cours de lecture, entrecoupée par celle d'Alter Ego (de la bd concept -pour que ça sorte plus vite- d'anticipation chorale tout ça, qui passe bien), du HS de Fables consacré à Cendrillon, du dernier Chi, une vie de chat (ok, c'est un manga pour enfant mais il y a une petite catoune mignonne qui fait des bêtises alors bon hein, qui êtes-vous pour me juger d'abord ?) et du polar victorien tiré de faits réels, une enquête presque aussi hallucinante que celles consacrées à Jack l'Eventreur mais avec le côté watzefeuk du Mystère de la Chambre Jaune : L'affaire de Road Hill House, chez 10/18.

Par curiosité et acquis de conscience, je jette un oeil à la fin de Graceling tout de même. Ca se finit comme je l'imaginais. Bon.
Ah tiens, il y a un genre de postface !

Quoi c'est ?

C'est Kristin Cashore qui explique comment on écrit un livre comme Graceling. Et bien ces 9 pages sont, pour moi, beaucoup plus intéressantes que le reste du livre : le souci du détail, la peur du contresens, l'énorme boulot de relecture pour être sûr qu'on ne se sert pas d'une expression qui n'aurait aucun sens dans le monde qu'on développe (genre "le diable aux trousses", dans un monde sans religion, il n'y a pas de diable. C'est tout con mais effectivement, mais encore faut-il y penser !) etc... 9 pages sur l'accouchement dans la douleur que représente un livre de science-fiction/fantasy/pas autobiographique/littératureplanplanMarcLevy.
Ces 9 pages font que je ne jetterai pas ce livre dans les oubliettes de ma bibliothèque (deuxième couche de poches, étagère dans l'angle gauche de la pièce du fond). 9 pages qui me font dire que c'est moi qui suis passée à côté de Graceling et pas Kristin Cashore qui est passée à côté de son bouquin, que je le reprendrais peut-être plus tard, quand je serais d'humeur à tolérer une histoire d'amour lue et relue mille fois pour entrer à nouveau dans le monde qui m'avait tant plu pendant 185 pages.

Repost 0
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:00

Alpha-Omega-tome-1-184x300.jpg      Ce n'est pas un secret, même si j'espérais le planquer au loin, je suis grave fan de Patricia Briggs. Oué. Mercy Thompson je kiffe, Corbeau, j'ai trouvé ça grand et les Chaînes du Dragon c'était bien cool.
Il faut une exception.
Alpha & Omega est l'exception.
Voilà.
C'est dit.

 

Alpha & Omega, c'est un spin-off de Mercy Thompson. C'est une bonne idée. Le monde est riche, la Meute de loups encore plus, il y a matière à personnages secondaires qui prennent leur envol dans leur propre livre. Tricia (vous permettez, on est intime Tricia et moi) propose donc Charles. Bonne idée. Charles dans les Mercy Thompson, il sent le musc, le sexy sympa, le mec viril mais bizarre et honest to god, quoi de plus intéressant qu'un mec sexy et bizarre ? C'est la jurisprudence Heathcliff.

Charles est un Alpha, un loup-garou dominant qui dirige tout le monde par la force de son regard et la puissance de ses attaques. Qui dirige tout le monde à part Pôpa Bran, le chef des chefs de tous les chefs des loups-garous de l'Amérique toute entière. C'est dire si la famille, c'est un peu les Corleone du monde velu. Charles dirige tout le monde à part Pôpa donc et ANNA. L'Omega du titre. L'Omega c'est l'anti-Alpha, pas dans le sens où sa soumission fait partie de sa génétique mais dans le sens où elle "annule" les pouvoirs des dominants. Anna, tous les loups-garous la voient et ressentent la paix. On ne peut pas la dominer naturellement si elle ne le souhaite pas. Tout le monde la voit et la convoite pour cette paix. Du coup, elle déclenche du bordel. Contradictoire mais pas tant que ça. En fait, quand tu y penses bien (mais pas trop fort), c'est un peu comme la Anna de la nouvelle série de V, avec ses histoires de bénédiction qui te fait planer.

Charles et Anna se trouvent un jour. Elle, maltraitée par une meute. Lui assassin pour Pôpa. Il la sauve, ils tombent amoureux. Fin.
Ah ben non, en fait c'est le début de l'histoire. Il la ramène dans le Montana, au sein de la meute qui a élévé notre Mercychoute. Elle fait son petit effet l'Omega, surtout sur Asil, un vieux loup dominant, un très vieux loup venu pour mourir. Il a perdu sa compagne, il survit à peine entre crise de folie et jardinage.

[PENDANT CE TEMPS, A VERA CRUUUZ] ©

Dans les montagnes du Montana, Walter est transformé en loup-garou par un électron libre, à son corps défendant. Il pète un peu les plombs et se fait repérer par la meute de Bran qui envoie alors son fiston nettoyer les montagnes. Mais évidemment, un loup-garou en cache un autre, bien plus dangereux. Ou autre chose ? Ou les deux ?

Wow ce suspens !

Ca rame un peu pour nous intéresser à la trame sur les deux-tiers du bouquin. Ca va mieux sur la fin mais bon, faut y aller. C'est dommage parce que les protagonistes sont touchants. Les héros comme les seconds rôles sont bien traités. Bran, l'über chef, par exemple, être omnipotent mystérieux dans la série principale a enfin un traitement à sa mesure.

En gros, si on est pas ultra fan du monde de Mercy, on peut passer son chemin parce que l'intrigue en elle-même n'est pas menée d'une main de maître(sse). Même cette histoire d'Omega c'est pas clair. De ce côté là, Tricia nous laisse clairement tomber. Là où elle assure (on a envie de dire : comme d'habitude) et on imagine les heures passées sur son petit cahier à noter les rapports des uns avec les autres, c'est sur l'organisation de la Meute, l'importance du chef, ses difficultés à assumer sa position, les challenges quotidiens, surtout au sein de cette meute volontairement composée des bras cassés, des changés dans la douleur. Là oui, ça passionne, on a envie de creuser encore plus. C'est pour cette raison que je lirai le tome 2 avec plaisir malgré tout. Il paraîtra le 20 mai 2011. Et que je jetterai un oeil curieux sur l'Origine, qui paraît aujourd'hui.

Repost 0
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 11:33


Résumé éditeur:

En cavale, Elena et Damon, rejoints par Bonnie et Meredith, sont en route pour le Royaume des Ombres, une dimension parallèle peuplée de démons et autres damnés, où ils espèrent retrouver Stefan. De leur côté, Mme Flowers et Matt font tout leur possible pour repousser le Mal qui continue de gangréner Fell's Church et de posséder ses habitants. Le voyage est long et complexe, à commencer par les liens de plus en plus ambigus qui se tissent entre Damon et Elena...


Dans le volume précédent, on rencontre pour la première fois Shinishi, le démon renard japonais, qui en fait baver aux héros. Il réussit, à la fin du livre, à enfermer Stefan dans une prison située dans un monde parallèle. A l’aide d’énigmes plus ou moins tordues, Elena et Damon se lancent à sa rescousse.

 

Le début du tome 4 nous relate le voyage d’Elena et Damon jusqu’au portail dimensionnel. Leurs sentiments se renforcent, Elena hésite…tellement que perso, j’ai frisé l’overdose. On a droit à un remake de Twilight avec le triangle amoureux, en beaucoup moins bien écrit à mon avis…
Elena et Damon sont ensuite rejoints par Bonnie et Meredith. Elles ne servent pas à grand-chose mais au moins on s’écarte un peu du duo mielleux.
L’arrivée dans le monde parallèle est tout aussi décevante. L’auteure nous parle depuis le début du roman d’un univers démoniaque, impitoyable etc… En fait, ils arrivent dans un monde où règne l’esclavage et où les maîtres ont le droit de vie ou de mort sur leurs esclaves.

 Bonnie, Meredith et Elena se font passer pour les esclaves de Damon mais Elena ayant un comportement peu crédible, elle s’attire des ennuis.

 On est trèèèès loin du monde démoniaque promis depuis le début. Je m’attendais à des vilains démons cornus, des dragons, d’énormes monstres velus… et au final : pas grand-chose de bien terrifiant (juste un vilain piaf mais je vais éviter de vous raconter la fin).

Tout cela est relaté avec une extrême lenteur et même quand il y a un peu d’action, ça arrive à être ennuyeux.

 

Mon avis :

L’auteure arrive sans conteste à nous faire détester son personnage principal : Elena, c’est la plus belle, tout le monde la regarde… Le genre de nana superficielle qu’on a toutes eu envie de baffer au lycée. Cela devient très vite insupportable et c’est récurrent tout au long du livre donc pas moyen d’y échapper.

L’histoire se terminant sur un vrai cliffangher, il se peut que je lise quand même le tome 5. Je dois aimer souffrir… Ce livre est une vraie déception pour moi car j’avais vraiment apprécié la lecture des deux premiers tomes.



A paraître:

   


Journal d'un vampire T5: sortie prévue le 15 mars 2011



















Repost 0
12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:45

J'ai un souci de bourgeoise en ce moment : trop de choses à lire et de tout en plus. Dur hein ?
Ouais je sais.
Après une petite cure de polars avec en point d'orgue Légendes de Littell, suivie d'une injection haletée de Percy Jackson (j'ai pleuré à la fin et j'ai très peu honte. Et puis quand est-ce qu'il sort le nouveau cycle en français ?), des saintes colères et saines émotions avec D'autres vies que la mienne de Carrère, une dose de Sacrée Mamie histoire de rire et pleurer et avant de me plonger dans Leviathan, un truc jeunesse qui a l'air plus que sympa (comprendre : la couverture est très jolie), je me suis collée dans les mains quelques trucs Bit-Lit qui me sont assez peu restés dans la tête.
http://www.decitre.fr/gi/85/9782290353585FS.gifhttp://files.encyclopediesurpattepointcom.webnode.com/200000146-81709826b1/Percy%20Jackson%202.jpghttp://www.lexpress.fr/images/jaquettes/03/9782846822503.gifhttp://www.clarelovesu.fr/wp-content/uploads/2010/03/Sacree-mamie-tome-1.jpghttp://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1096/1096528-gf.jpg

Comme à chaque fin de saison de True Blood, j'ai repris la Communauté du Sud.  Les trois tomes 6, 7 et 8 enfilés assez rapidement.
http://book-lit.fr/wp-content/uploads/2010/09/La-communaut%C3%A9-du-sud-tome-6.jpgQu'en dire... Toujours la même chose : c'est un plaisir masochiste. Ceci dit, on a l'impression que l'histoire arrive enfin avec le tome 6, quand Sookie est dépêchée auprès de la Reine de Louisiane pour lui sauver ses immortelles fesses. Et puis on perd l'histoire de vue, comme d'habitude. En gros, le souci des romans, ce sont les histoires de Sookie.

Mais on s'en tape de tes histoires ma grosse, tu peux pas savoir !
Celle avec sa cousine Hadley par exemple. Qu'est-ce que ça peut nous fiche qui a transformé un loup-garou en vampire et pourquoi ? En fait non, on s'en fiche pas. Mais on s'en fiche de le savoir au bout d'un moment parce que ce qui devrait être plié en cinq pages prend le volume entier. Alors bien sûr, il y a les trucs qui sont visuellement (dans la tête) sympa comme les rituels sorciers et le combat final de ce volume impliquant aussi le nouveau jules de Sookie, un tigre garou qui, s'il intervient dans la série télé, devrait donner quelques soupirs énamourés devant un physique de demi-dieu.

Je suis passée au tome 7, un peu mécaniquement. Et puis là, c'est plus cool déjà. On retrouve nos intrigues de vampires, celles de cour car Sophie-Anne, la reine si vous avez suivi, a de nouveaux besoin des services de Crucruche, cette fois, pour témoigner que si elle a tué son mari, c'est parce qu'il a tenté de la tuer d'abord. Moi j'dis que la légitime défense, heureusement que ça existe.
http://img708.imageshack.us/img708/4997/tb7couv.jpgEt puis elle n'a plus un flèche la reine, rapport que son coin a un tout petit peu été ravagé par Katrina. Ca la rend fragile. Rhalalala, si on ne peut plus compter sur les vampires pour nous faire oublier que ce n'est pas l'argent qui fait le pouvoir mais la sagesse...

Sookie enquête, tant qu'elle est lancée, sur un truc qui lui parait bizarre mais elle ne sait pas quoi.
Elle enquête à la Sookie hein, c'est donc beaucoup de "bouhou Bill il a été méchant", "hoho, Eric il est beau quand même et son souvenir me fait des choses dans le bas-ventre", "Rhalalala Quinn (le nouveau jules), il est quand même gruuugraou, ah tiens, c'est ma culotte qui est sur le sol ?" mais il se passe des trucs, le volume se lit d'une traite avec une bonne tisane.

Ma surprise : en reprenant le bouquin à l'instant pour voir ce qui se passait exactement dans celui-là (c'est l'inconvénient de lire trois volumes d'une série coup sur coup, tu ne sais plus qui fait quoi dans lequel) je constate, surprise, que ce qui m'a le plus marqué prend 15 ou 20 pages en tout et pour tout. C'est à la fin, l'explosion de l'hôtel et la recherche des survivants. On y sent la catharsis de Charlaine Harris, l'hommage aux victimes de Katrina et aux équipes de recherche, toujours vaillantes. Bizarrement, je n'ai retenu que ça de ce volume, peut-être, sans doute, parce que c'est une reprise des images qu'on a tous vu, que ce soit après l'ouragan meurtrier, les deux tours qui s'écroulent et nous, à Toulouse aussi dans une moindre mesure avec l'explosion d'AZF.

http://book-lit.fr/wp-content/uploads/2010/09/La-communaut%C3%A9-du-sud-tome-8.jpgLe tome 8, je l'ai commencé et abandonné sur le coin de la table de nuit (là, il faut lire, en vrac sur le sol à côté des piles pas encore entamées et de celles en court). J'étais enfin arrivée à saturation pour cette fournée. Ca partait bien et tout et puis je ne sais pas, d'un coup, Sookie et Eric, ils me sont sortis par les narines. Je l'ai repris récemment., après avoir terminé un Mo Hayder particulièrement éprouvant pour mes nerfs et mon moral, pour me détendre.

- On découvre avec joie que Quinn est out of the picture. Good girl. Les bons samaritains, ça saoûle.

- On découvre avec encore plus de bonheur que Sookie a un pépé. Cool le pépé, c'est un megamaster fée. Fé ? Et en plus, Pépé, il aime les bons restos et fait flipper à peu près toutes les créatures vivantes de cette planète.

- Dans la foulée, la colocataire de Sookie depuis le tome 6 ou 7, une sorcière rencontrée lors de l'enquête sur la cousine Hadley, présente son papa, tout ce qu'il  y a de plus humain et vaguement mafieux, dont tu te demandes ce qu'il veut et tu n'es pas la seule. Et comme qui se gêne se fait mal, comme on dit chez nous, la colocataire installe une deuxième sorcière dans la maison, sa mentor, une vioque plus puissante mais un peu old school.

- Du côté des Cess, ce brave Jason, panthère-garou désormais, nous pond un mariage et un gamin avec Crystal, la euh... fille de joie des consanguins garous locaux. Je dois avouer que comme la série, sur mon échelle personnelle d'éveil, ce qui arrive à Jason m'intéresse autant que les théories des Bogdanov sur la création de l'Univers. On retiendra de cette affaire qu'on peut casser des doigts avec une brique normale (faut avoir lu pour comprendre).

- Nos vampires, quant à eux, sont bien dans la caca. Sophie-Anne ayant un tout petit peu passé l'arme encore plus à gauche à la fin de l'épisode précédent, on se retrouve avec un nouveau roi, qui, si j'ai bien saisi sa description, devrait être interprété à l'écran par un avatar 3D d'Antonio Banderas période pré-Mélanie. On ne va pas pleurer. S'ils peuvent juste nous épargner le costume de toreador version couverture Harlequin, ce serait pas mal. Ou alors Benicio del Toro. Eventuellement. Il a l'air sympa le nouveau roi mais pas super dégourdi pour une première rencontre vu qu'il se fait chopper d'entrée de jeu avec Eric par un vampire viking et qu'il faudra Sookie et sa twingo pour les délivrer. Ce qui prouve tout de même que le vampirat est tombé bien bas.

- Il ne faudrait pas oublier les loups-garous. Dans les tomes précédents, le papa de Len, s'est retrouvé tout mort après un combat, résultat pouf, dégagé le contrôle de la meute. Pendant deux volets, on assiste de loin (d'un peu trop loin) à la lutte de pouvoir entre Len et le nouveau dont je n'ai pas retenu le nom. Ca s'achève dans un bain de sang, normal, les loups-garous Alan Ball a dit que ce sont des motards dégénérés alors c'est que c'est vrai.

Pour la série, dans ma wishlist  :

 - le pépé interprété par Sean Connery. S'il est trop malade ou poursuivi par la  justice d'un pays latino, je peux transiger mais je ne cèderai pas d'un pouce en deça de George Clooney. J'ai déjà été très très très déçue par le traitement de Claudine et le total manque de charisme de l'actrice, faut pas me la refaire avec Pépé. Allez va, si Ben Kingsley est libre, pourquoi pas.
- La vieille sorcière par Betty White. On l'a sortie de son formol, autant qu'elle serve.
- Quinn, c'est plus difficile mais éventuellement, j'offre le rôle à Idris Elba. S'il a autre chose à faire genre Luther ou la suite de the Big C, je lui pardonne. Alors en ce cas, Michael Ealy ou Boris Kodjoe maintenant qu'il a fini de nous ennuyer avec Undercovers.


Avec la sortie du tome 10, je vais pouvoir me jeter sur le 9 pour enchaîner directement. Il faut bien l'avouer : deux volumes de la Communauté du Sud regroupés, ça fait à peine un vrai livre. Plaisir maso j'vous dis.

Repost 0
27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 18:19

http://img682.imageshack.us/img682/58/1006chasseuse2.jpgJe m'étais marrée quand on avait reçu le premier tome de la énième série Bit-Lit de Milady. Couverture cheapissime, pitch à pleurer de rire. Imaginez : Cat est un demi-vampire parce que sa maman a été violée par un jeune vampire au sperme encore actif. J'veux dire, voilà quoi. Pas grand chose à dire de plus : rions.
Ce que j'ai zappé c'est qu'au final, j'ai lu tout le bouquin, contrairement à plein d'autres que j'abandonne en route, trop attérée. Au final, le premier volume était haletant et sa conclusion inattendue (mais que la conclusion, le reste était un peu téléphoné). Cat tombe folle amoureuse de son gourou vampire Bones. Ils gagnent à la fin mais que moyennement : Cat est contrainte de renoncer à Bones (le gars qui a un grosse moto sur la nouvelle couverture) et de s'engager dans une organisation gouvernementale chargée de chasser les vampires.

Dans ce second volume, on retrouve Cat quatre ans plus tard. Ca se passe pas mal dans son boulot. Chef d'une équipes de mercenaines qui sont tous amoureux d'elle évidemment, Cat explose tout ce qui traîne jusqu'au jour où elle doit chasser Ian, une vieille connaissance de Bones. C'est alors le début de sa nouvelle aventure qui va l'amener à retrouver l'amour de sa vie (et passer une nuit torride), confronter ses anciennes conquêtes et enfin, affronter son père.

J'ai des blancs sur l'histoire, j'avoue. La prose de Jeaniene Frost est à peu près tout sauf remarquable et sa narration parfois ennuyeuse. Des longs passages ne servent à rien comme ses aternoiments sur son nouveau jules, Noah le véto dont on se comprend toujours pas ce qu'il fout là, même à la fin. Les personnages secondaires de son équipe sont rigolos, on s'attache à la rigueur plus à eux qu'au couple phare.

Ceci dit, ça se lit avec plaisir. Pas de prise de tête, ça coule tout seul. Je ne me serais pas tapée 300 pages de plus mais les 400 de ce volume passent bien. C'est une lecture idéale pour les temps morts, quand tu as besoin d'occuper dix minutes dans les transports : pas assez accrocheur pour tenir deux heures dessus mais parfait en tronçons.

Repost 0
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 08:51

http://www.milady.fr/img/upload/1005-mercy4couverturenormale.jpgOù l'on retrouve avec joie les aventures de la bad ass de la Bit Lit, Mercy Thompson.

On l'avait laissée grave traumat' à la fin du tome 3 et comme ce n'est pas assez difficile, voilà qu'il est l'heure d'assumer le meurtre d'André, le vampire complètement taré qui avait tenté de créer une nouvelle espèce. La maîtresse de l'Essaim fait grave la tronche (tout à fait injustement) et décide alors de mettre la tête de Mercy à prix. Pour la protéger, Adam, l'Alpha de la Meute du coin, son jules désormais, décide de l'intégrer dans la Meute. Mais comme deux précautions valent mieux qu'une, Mercy profite d'une enquête pour se barrer en courant de la ville. En effet, une vieille connaissance du lycée, un genre de Bree Van de Kamp, lui demande de venir jeter un oeil à sa maison hantée. Pas de bol, la maison est sur le territoire d'un vampire extrêmement dangereux et possessif que ses ptits collègues appellent le Monstre.
Rassurant n'est-ce pas ?

Trois mots pour mon ressenti : what was that ?
What.
Was.
That.

Qu'est-ce qu'on a fait à ma Mercy ? Qui l'a rendue aussi neuneu ? Pourquoi cette péripétie du viol quand on a pas le talent et les épaules d'en traiter les conséquences sans aligner les poncifs à la limite du dangereux dans la foulée ? C'est louable de montrer qu'une femme forte peut être brisée et loin de moi l'idée de nier la douleur et le traumatisme d'une agression pareille. J'avais trouvé la gestion immédiate du viol artificielle. L'ajustement que ça demande ensuite, les faiblesses mais aussi les pas en avant qu'il a engendré dans sa relation avec Adam, Patricia Briggs s'en sort mais en luttant. Tout est maladroit et un peu mécanique. Les crises d'angoisse se répètent régulièrement, je pense qu'on peut compter les pages entre elles, ça doit être une toutes les 50, égrénées jusqu'au salut final où elle se rend compte que le soutien de la meute l'aide à digérer, qu'elle n'est plus seule tout ça tout ça gnagnagnaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghl.
Hum. Un psy plutôt ? No ? Reeeeeeeally ?
Tout ça pour dire que cette Mercy-là, je ne l'aime pas. On lui a posé un collier, il va falloir se battre dans le prochain volume pour ne pas se faire tenir en laisse.

Toujours côté gestion des personnages, ce tome c'est celui de la frustration. C'était l'occasion rêvée d'approfondir Stephan et sa relation à Mercy par exemple. Ben non. On en saura pas plus, on se demande même à quoi l'intrigue de Marsilia sert au juste à part continuer à bien nous faire comprendre que Marsilia est une belle salope, qu'elle est très très très très puissante et très très très très méchante. Ohlalalalalalala. C'est vrai qu'on avait pas compris dans les volumes précédents, c'était pas assez clair les deux cents premières fois. Alors l'intrigue, ça fait joli au milieu, ça fait des caractères si elle est payée à la ligne mais c'est tout. Et puis surtout, te fatigue pas à inventer des nouveaux trucs Patricia, contente-toi de répéter des scènes des volumes précédents. C'était obligé de nous refaire le coup de la chaise de la vérité ? Y avait pas moyen de faire ça autrement ? C'est pas un peu commode comme truc pour résoudre cette partie de l'intrigue ? Et puis surtout, autant les volumes précédents étaient en forme de puzzle, tout était lié tout ça tout ça autant là, rien ne relie les deux, à part la présence de Mercy.
Quid de Samuel, vous demandez-vous ? Et ben Samuel ce volume-ci, c'est Raj dans la fin de la saison 3 de The Big Bang Theory. Il est là, il fait joli et coloré au fond à droite de ton bouquin, mais il ne sert plus à rien. Sans compter l'intervention de Bran. En voilà dix pages qui ne servaient à rien à part gâcher le personnage le plus intriguant des loups-garous.

Au milieu de tout ça et des "ça va être encore long ces conneries de crises de panique" et y aurait pas quelqu'un pour faire taire Marsilia ? , il restait malgré tout du plaisir et on retrouve le style fluide de Patricia Briggs dans l'enquête sur le fantôme qui hante les gens de Wisteria Lane l'autre ville. Là ouais, c'était niquel, bien que les vampires qui aiment les cages, ça m'a fait une vieille impression de Deja Vou (avec l'accent anglais). Là ouais, on l'avait devant nous Mercy Thompson, celle qui te saute au cou et qui y va pour la jugulaire. Là ouais on avait des personnages consistants, même les secondaires.  Entre le petit môme muet, sa mère complètement à l'ouest, les fantômes bordeline, l'arbre et même la canne magique, il y avait de la belle matière et Patricia Briggs l'exploite impeccablement. On regrettera juste que c'était trop court, comme toutes les bonnes choses.

Je suis toujours contente de Mercy Thompson et je ne me suis pas ennuyée à la lecture, j'en sors simplement très frustrée. Ceci dit, je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain et j'attends avec impatience le tome 5. Si je n'avais pas autant la flemme, je le commanderai en anglais pour le plaisir d'effacer ce que j'espère n'être qu'une petite erreur de parcours de Briggs. Mais je suis trop feignasse et j'ai plein de trucs à lire. Je vais me contenter d'envoyer un mail outré à Milady en réclamant une traduction plus rapide du dernier volume. Après tout, s'ils trouvent le temps de sortir des daubes des livres pas à mon goût comme Riley Johnson ou Anita Blake, il devrait y avoir moyen de proposer les aventures de la Coyote rapidement. Et puis elle arrive quand la série Alpha & Omega hein ? Hein ? Dites ? Novembre 2010 seulement ? Pas avant ? Mais peurkwa ? PEURKWAAAAAAAAAAA ?!

Repost 0
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 08:11

ATTENTION CE BILLET CONTIENT FATALEMENT DES SPOILERS POSSIBLES ET PROBABLES SUR LA SUITE DE LA SERIE ET SUR LES 4 VOLETS DES LIVRES.

http://img130.imageshack.us/img130/6332/9782290018095.jpgCa faisait un moment que je n'avais pas réussi à lire Charlaine Harris. J'avais pourtant entamé le tome 4 dans la foulée mais ça faisait trop de trucs nazes d'un coup, je l'ai reposé. Là, avec les affiches teaser partout et la campagne de pub pour la saison 3, j'étais en manque du coup je l'ai repris. C'est bien, j'avais lu 50 pages, je ne me rappelais de rien, c'est dire que ça marque comme bouquins.
Pourtant, on part sur une bonne nouvelle : Sookie et Bill sont toujours séparés et en plus, Neuneu est au Pérou ce qui est suffisamment loin pour qu'on en entende plus parler pendant presque 300 pages. Donc Sookie elle chouine un peu sur son sort et puis elle est bizarre tout ça et puis elle a toujours son mot du jour à la con à apprendre, des mots du jour de texans analphabètes manifestement parce que ne pas connaître imbroglio à 25 ans, quand on se vante d'avoir beaucoup lu, ça frôle le triste.

Tout en se lamentant sur son sort en rentrant chez elle, elle croise Eric, torse poil et un peu amnésique. Pas folle la guêpe, elle le ramène chez elle, fantasme tout ce qu'elle peut, appelle Pam au Fangtasia pour apprendre que l'amnésie est liée à un sort jeté par une bande de sorciers assez débiles pour se ramener à Shreveport et faire du chantage mafieux à une bande de vampires. On se doute déjà de l'issue : ils prendront leur pâté grave à la page 330 ou à peu près.

[spoiler]

Entre temps, il se passe tout de même quelques trucs du genre :
- Jason se fait enlever, ce qui donne lieu à des kilomètres de chouine de sa soeur inquiète et à une super scène d'action lors de la battue dans la forêt organisée par les voisins. Vous n'allez pas le croire : y a un sanglier qui les attaque dis donc.

- Pas suffisamment inquiète pour que ça lui retire ses appétits sexuels tout de même, nous avons droit à une scène d'anthologie avec Eric, tout gentil (et puis comme il est gentil vous voyez, elle peut enfin se le taper, ça colle mieux avec sa vision judeochrétienne de la vie). Du coup, on a le droit à un passage où l'auteure se déchire grave. Je ne résiste pas, j'ai beaucoup ri alors je partage.
"A mon tour, je me suis savonné les mains (au moins, ils font ça propres, c'est un bon début) et me suis approchée de lui, repliant plus ou moins Monsieur l'Impatient (c'est son zizi donc mais c'est plus chouette si on donne des ptits noms kikoolol) contre le ventre de son propriétaire pour atteindre ce fessier hors concours dont j'avais eu si bref et si bouleversant aperçu (j'ai ri là). Cette vision me brûlait encore la rétine (nouvel éclat de rire). Mais ce n'était pas pour ça que je n'arrivais pas à regarder Eric en face. Il est néanmoins parvenu à me faire comprendre qu'il était ravi de me voir répondre à ses avances. Il a écarteé les jambes pour me laisser prendre toute la mesure de cette perfection galbée, laquelle a eu droit à un nettoyage extrêmement méticuleux (nouveau rire), pour le plus grand plaisir de son propriétaire, à en croire les petits cris inarticulés qui lui échappaient et l'imperceptible mouvement de balancier qui agitait ses reins. (attention, le meilleur passage arrive) Encouragée par ses résultats, je me suis attaquée à la face nord (j'aime les métaphores Frison-Roche) à la conquête des mamelons jumeaux dont les cimes roses avaient tant attiré mes lèvres, tout à l'heure".

Sans-dé-con-ner. Si ça c'est pas la scène "érotique" la plus cheap de toute l'histoire de la littérature de Bit-Lit à l'exclusion des trucs pourraves de Jenna Black...
Enfin bref, vous l'aurez compris : c'est (enfin) l'amour fou entre Eric-pas-Eric et Sookie-trop-Sookie.


- Les vampires font une alliance avec les lycanthropes et autres changelings du coin, Bill revient du Pérou, fait un peu la tête parce qu'Eric tripote Sookie qui elle de son côté termine de se mettre à dos une teigne rescapée du tome 3, et pouf, voilà qu'arrive la bataille finale. On voit d'ailleurs ici la limite du choix de la narration à la première personne : cette grosse bagarre, ce gros combat épique est vue au travers des yeux de la seule personne qui ne voit rien du coup, on ne voit rien non plus, ou presque. A part qu'elle manque de se faire tuer mais que c'est encore une fois loupé grâce à Eric. Ils rentrent à la maison. La teigne l'attendait. Sookie tue la teigne (bouhou, j'ai commis un meurtre, bouhou). Eric cache la teigne claquée. Ils vont se coucher. Eric se réveille amnésique mais cette fois-ci des jours passés et à nouveau méchant. Pouf, en partant, il lui donne de l'argent en la remerciant pour la nuit.
On l'avait oublié mais ils retrouvent Jason et c'est le seul truc cool qui promet pour la suite alors celui-ci, je ne le spoile pas.
[/spoiler]

Je ressors encore une fois frustrée et un peu fâchée. Parce qu'encore une fois, il y a un tel vivier qu'on ne peut qu'être heureux de l'existence de la série télé. Charlaine Harris a définitivement de grandes idées et son exploitation du bestiaire classique des contes est excellente.
La communauté de Changelings par exemple, ça pourrait être grand dans le genre evil Colorado Springs (je vous laisse chercher), elle n'en fait rien dans ce volume en tout cas (je n'ai pas encore touché à la suite, faut du temps pour se remettre).
La nouvelle créature qu'elle introduit lors de la réunion au sommet entre vampires et changelings a un potentiel délirant. J'étais sciée, j'ai failli hurler au génie avant de lire que ça aussi retombait comme une soufflé. Là aussi, je ne spoile pas car sa découverte fut mon seul réel plaisir de tout le bouquin.
Les sorciers, et la femme à leur tête, resteront à mon sens le grand gâchis de cette épisode. Ils ne sont que mentionnés. Là aussi c'est la limite de la narration fixée sur les pas de Sookie. Elle ne les voit pas, ne les fréquentera pas,  ne se fait pas enlever cette fois-ci et du coup, ils n'ont pas d'existence réelle. Conséquemment, toute l'histoire manque de souffle puisque le méchant du jour est absent et qu'évidemment Charlaine Harris n'est pas terrible côté rendu de l'épée de Damoclès. On voit deux pauvres Wiccans qui justifient les remerciements de l'auteur en tête de volume et puis voilà. Autant dire que côté flippe, on s'approche plus du zéro sur l'échelle Halliwell.

Vivement la saison 4 en somme !

Repost 0
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 07:45
http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/5/9/0/9782352941095.jpg
          Après le désastreux ridiculoporno livre de Jenna Black et une grosse accoutumance à Moundir l'aventurier de l'Amour, j'avais décidé de faire grève de Bit-Lit, pour dire à Milady qu'on est pas des usines à lire des daubes et que nous aussi, les tartes au coeur tendre qui aimont nous vautrer dans les aventures de vampires et de loups-garous, on a le droit aussi à un peu de qualité, que ça ferait pas de mal. Et accessoirement si les traducteurs et correcteurs de Milady pouvaient arrêter un peu les grosses coquilles parce que c'est relou de devoir corriger des distances ou des prénoms tout le temps.

Et puis j'ai reçu le colis du magasin avec les bouquins dedans. Y avait Rachel Morgan à l'occasion de son arrivée en poche alors j'ai craqué. Ca faisait un moment que ça me faisait envie cette petite série, ça sentait le potentiel accroïsant comme un Mercy Thompson (même si la fin de dernier était un peu maladroite) alors au revoir bonnes résolutions, bonjour calage dans canapé avec chat et thé brûlant.

Il m'en reste un petit tiers à lire mais je ne résiste pas à l'envie de hurler mon enthousiasme dès maintenant.

Rachel est une sorcière qui a pour mission de ramener dans le droit chemin les gens qui profiteraient un peu trop illégalement des bienfaits des Outres. Elle travaille pour une agence gouvernementale, le SSO, et depuis quelques temps, ne se tape que les missions pourries indignes de son talent, confiées par son boss qui la déteste et aidée par un pixie caractériel. Ras le bol, elle décide de se tirer et de monter son agence privée. Ca ne poserait aucun souci si en partant, elle n'embarquait pas sa grande copine la Vampire vivante, la meilleure coureuse de l'agence. Et ça le chef n'apprécie pas. Tellement pas d'ailleurs qu'il met un contrat sur sa tête. L'univers devient alors mega hostile pour la Sorcière.

Dans le genre, c'est énorme. Ca se lit d'une traite (enfin, non puisque je n'ai pas encore terminé mais bon j'ai une vie et un travail aussi !), curieusement, avidement même. Le monde de Kim Harrison est super intéressant, sa mythologie très originale. Sur le postulat du Tournant (je ne te dis pas ce que c'est, ce fut le moment de lecture que j'ai préféré), elle rajoute les créatures habituelles, vampires, fées, sorciers, dans des rôles très pertinents.
Il paraît que le tome 2 est encore meilleur que le premier. Il me tarde encore plus de le terminer !
Repost 0